Grève des chauffeurs à Kinshasa : L’ACCO dément


Il n’y aura pas de grève des transporteurs en commun à Kinshasa, car ce lundi 21 et mardi 22 mai, tel que l’a laissé entendre une folle rumeur qui a circulé dans la capitale le week-end dernier. Ce démenti a été fait hier dimanche 20 mai, à la Radiotélévision nationale (RTNC), par le président provincial de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), Jean Mutombo.

Ce dernier a appelé la population kinoise à se déplacer normalement, avant de qualifier d’intox, la rumeur sur le débrayage des conducteurs de transport en commun. Jean Mutombo a, par ailleurs, invité ses administrés à vaquer à leurs activités.

 L’ACCO IGNORE CETTE GRÈVE " Nous demandons à tous les chauffeurs de ne pas considérer cet appel à la grève.

 Vous avez une structure qui vous encadre et qui défend vos intérêts et vos droits. Nous venons de poser tous vos problèmes au niveau des autorités. Sortez et vaquer à toutes vos activités comme d’habitude. Nous allons résoudre vos problèmes comme on l’a toujours fait", a-t-il rassuré.

 A l’en croire, son organisation ne se reconnaît pas dans les tracts jetés et distribués le week-end dernier sur certaines artères de la capitale. " Je tenais à intervenir pour démentir la rumeur dont on nous attribue la paternité, selon laquelle il y’aurait grève des chauffeurs ces lundi 21 et mardi 22 mai. Je confirme que l’ACCO ne reconnaît pas des tracts appelant à la grève ", a indiqué Jean Mutombo. Et d’ajouter : "Nous sommes dans les pourparlers avec les autorités de la ville. Nous sommes allés les voir pour leur parler des problèmes des chauffeurs, notamment la tracasserie policière, les décisions des autorités relatives aux voitures ketch. Nous sommes convaincus que toutes ces revendications trouveront satisfaction".

                   illustration de l'image de la population a n'djili sainte therese

Selon les tracts jetés le week-end, les chauffeurs revendiqueraient la baisse de prix du carburant à la pompe. " Le prix du transport tel que fixé actuellement ne nous permet pas de nous approvisionner normalement comme il se doit en carburant. C’est ainsi qu’on tenait à manifester notre ras-le-bol à l’endroit des autorités", a confié un taximan sur la place Victoire.

Orly-DAREL