Processus électoral-RDC : Tony Eloho tire la sonnette d’alarme et rappelle la classe politique sur la nécessité de dégager un nouveau consensus républicain préalable « la tension politique risque de miner le processus électoral et de le rendre illusoire ».

Les inquiétudes deviennent de plus en plus grandissantes sur la tenue des scrutins combinés du 23 décembre 2018 notamment la présidentielle, les législative nationale et provinciale dans la mesure où il y a eu le retard dans l’exécution du plan de décaissement, le rejet de l’usage des machines à voter et également l’absence de la mise en œuvre des mesures de décrispation politique. L’organisation des élections crédibles, transparentes, inclusives et démocratiques devient de plus en plus hypothétique.

« De plus en plus la voix du centre est en train d’être entendue. Elle est même en train d’être défendue. Nous avons suivi l’ancien premier Muzito qui va de la même approche de la nécessité d’un nouveau consensus politique pour éviter le chaos de la non-tenue ou de la tenue dans les conditions-là. Nous nous ne pouvons qu’appuyer tant que cela reste dans le souci de trouver un nouveau consensus républicain qui permettrait de trouver les solutions idoines à l’apaisement de la situation politique  et au rééquilibrage institutionnel mais aussi en prenant compte des difficultés et de la voix des uns et des autres, les voix qui sont de plus en plus discordantes notamment sur les questions du financement du processus électoral, les questions de la décrispation politique qui demeure et avec les autorités congolaises qui sont jusqu’à ce jour sous le joug d’une interdiction , des sanctions américaines ou européennes », a déclaré Tony Eloho, l’un des porte-paroles de la plateforme ‘’le Centre’’ que pilote l’ancien patron de l’industrie congolaise, Germain Kambinga

Avant d’ajouter que «  ces questions ne sont pas accessoires, ces questions mines le processus électoral et risque de le rendre illusoire c’est ne pas nous, c’est ne pas de notre volonté, nous nous ne sommes que des observateurs et comme parti politique, nous sommes le seul à avoir le courage d’assumer cette position. Nous disons que ne faisons pas l’erreur de 2006 qui nous a conduit en 2007 il y a eu affrontement ici à Kinshasa, en 2011, il y a eu également la même situation, la situation politique est tellement dangereuse qu’il eut suffi quelques mois donc après la tenue des élections en novembre, décembre contestation, janvier contestation, mars il y a eu incursion des hommes du M23 qui ont pris l’Est du pays, qui ont encore endeuillé une grande partie de nos compatriotes cela nous a entrainé malheureusement dans l’affaiblissement d’un gouvernement par ce que cela a donné lieu aux concertations nationales, un nouveau gouvernement d’union nationale ainsi de suite pourquoi aujourd’hui si nous avons la capacité de sauver la situation, si nous avons la capacité réellement de sauver des vies, de sauver même ce processus électoral, pourquoi ne devrions-nous pas nous donner les moyens de le faire ? Pourquoi devrions-nous aller tête baissée sur un mur que nous voyons tous ? Pourquoi alors que  tous les signaux sont rouges et nous on va dire allons aux élections ?   », S’est interrogé Tony Eloho.

De dialogue en dialogue, la crise congolaise ne se résolve toujours pas suite logique au manque de volonté politique d’appliquer les résolutions issues de ces dialogues entre congolais. Les derniers cas de figure sont les concertations nationales, l’accord du 18 octobre 2016    et l’accord de la Saint-Sylvestre. Les résolutions issues de la table ronde que soutien ‘’le Centre’’ seront-elles appliquées ?

 « La CENCO a levé plusieurs options qui sont essentielles, il y a les principes au niveau de l’accord de la Saint-Sylvestre qui doivent être préservés mais malheureusement l’accord en lui-même en s’associant aux arrangements particuliers ont malheureusement influencés négativement l’issu de l’accord ceux qui ont signé les arrangements particuliers ont mis des clauses qui ont tenu en état alors que c’est n’était qu’une annexe l’accord qui lui était principal et donc dans une certaine mesure il y avait une volonté de pouvoir flouer l’autre, il y avait une volonté malheureusement de s’enraciner dans leurs thèses. Le Centre a été beaucoup  plus loin pour dire qu’il faudrait aujourd’hui avoir un meilleur équilibre même aux différents participants dans ces nouvelles concertations  qu’il ne s’agisse pas simplement vous avez d’une part la majorité et l’opposition et le groupe de la société y affilié mais plutôt il faudrait qu’il y ait le centre qui est une force totalement indépendante, il faudrait également intégré les différents  corps syndicaux pour qu’il y ait une prise en compte des questions sociales qui sont malheureusement en train d’être oublier par cette classe politique qui est plus à même à préserver ses intérêts politiques et personnels. Donc il faut une concertation plus large mais aussi la participation active de la communauté internationale pour ensemble nous puissions trouver les mécanismes contraignants qui permettraient l’application du nouveau consensus républicain »  répond Tony Eloho, plébiscité par les habitants du Mont-Amba, une municipalité de la ville de Kinshasa, la capitale politique congolaise comme l’actuel l’homme puissant du Mont-Amba.

Dans un autre chapitre, le risque de protestation s’accroît dans un pays où l’on veut aller aux élections mais sans avoir la volonté de remplir les préalables liés à la tenue des élections crédibles, démocratiques et transparentes dont le problème de dédoublements des partis politiques qui pourtant a été en partie réglé par le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) mais dont les recommandations ont été fouler aux pieds par le Ministère de l’Intérieur qui venait de transmettre au Journal Officiel, une liste des partis politiques reconnus en RDC laquelle liste a rebondi le débat autour de la question de dédoublement des partis politiques.

Tony Eloho tacle Henry Mova Sakanyi « Ici l’occasion me faite de pouvoir féliciter le travail du CNSA sur cette question spécifique de dédoublement des partis politiques. Nous avons suivi les recommandations puisque le CNSA n’avait pour rôle que de produire les recommandations mais nous avons constaté que le Ministère de l’Intérieur a pris une option politique totalement différente. Je présumes que c’est d’abord une décision politique qui n’a rien avoir avec l’Administration qui est une option politique mais sur notre appréciation nous constatons que ce flou qui est entretenu dans la publication de cette liste risquerait d’entrainer encore une vague de protestation à l’issu des élections par ce que nous aurions créée toutes les conditions pour qu’il y ait un manque de climat apaisé qui risquerait de jeter un discrédit même sur la crédibilité du processus électoral lui-même », a fixé le point Tony Eloho, la bouche autorisée de la plateforme ‘’le Centre’’.       

Le porte-parole du parti ‘’Liberté’’, Tony Eloho, a également fixé l’opinion que même si le centre continue à appeler les parties prenantes au processus électoral à un nouveau consensus républicain, l’idée de la table ronde persiste toujours par ce qu’elle est la seule voie obligatoire par laquelle passe les élections crédibles, apaisées, transparentes et inclusives dans ce pays : « il est nécessaire si nous voulons les élections crédibles qui ne souffraient demain d’aucune contestation, il faut qu’il ait un nouveau consensus républicain. Cette idée persiste  nous l’a soumettons chaque jour et chaque fait politique qui se déroule dans ce pays nous donne raison mais force est de constater que la classe politique reste encore muette à ses appels que le ‘’Centre’’ est en train de lancer et dans cette situation nous ne pouvons pas aussi faire de l’attentisme raison pour laquelle nous avons dit nous nous préparons aussi aux élections  et c’est ce que nous sommes en train de faire et aujourd’hui plus qu’hier mais pas pour en découdre avec les autres mais pour aller conquérir les cœurs des congolais », a-t-il renchérit.

Quant à ce qui concerne l’omission du Centre dans la liste des partis et regroupements politiques qui doivent participer aux élections de décembre prochain : « je voulais rassurer nos compatriotes qui ont eu au travers cette vague qui a été soulevé par l’omission administrative du Centre dans la liste des partis politiques et regroupements qui doivent participer aux élections de décembre prochain que les équivoques ont été levé et nous attendons sereinement une correction de la part du Ministère de l’Intérieur. A ce jour, le centre se prépare bel et bien pour les élections. Nous sommes en train d’appeler les congolais et congolaises qui veulent réellement participer à ce grand projet politique que le ‘’Centre’’ qui veulent également participer au processus électoral  en portant leurs candidatures à différents niveaux que ça soit au niveau local, provincial et national de venir nous rejoindre. Le centre est un grand projet politique qui n’est pas circonstanciel c’est un projet d’avenir et nous appelons les congolais et congolaises qui ont la passion du Congo de nous rejoindre ainsi nous ferons la différence pas de remplacement politique mais du renouvellement de l’offre politique dans ce pays », a-t-il conclu.

Pharel LUZELE BATAM- NTIVASSAO

Rcongonews