FÉLIX TSHILOMBO PLACÉ À NAIROBI FACE À SES RESPONSABILITÉS. UN DILEMME.


Nous vous le disions. Nous parlions de la convocation de Felix par Emmanuel à Nairobi.
La réalité est sue ce soir et nous pouvons vous faire lire in extenso le contenu du message de l’UE parti de Paris et emmené au « Président » Congolais par le chef de l’Etat Français. L’heure est donc venue pour Félix Tshilombo de faire un choix. Placé entre le marteau (la communauté internationale) et l’enclume (Joseph Kabila), le fils d’Etienne Tshissekedi ne pourra pas se maintenir très longtemps dans l’ambiguïté.
La communauté internationale ne pourra en effet reconnaître dans l’effectivité et soutenir Felix que sous sous condition draconienne nous rapporte ce soir nos sources relayées par l’AFP, Belga et Reuter. Devant le président Kenyan, Emmanuel Macron a poussé sur un ton ferme Félix Tshilombo à s’extraire de la tutelle de Joseph Kabila pour offrir une véritable alternance à la RDC.
Lisez.
« Le président français Emmanuel Macron a appelé aujourd’hui le nouveau chef de l’Etat RD congolais à « prendre son autonomie » vis-à-vis de Kabila. Les Etats-Unis, la Belgique et les pays membres de l’Union africaine font le même pari et lui exige la même chose. Le président français Emmanuel Macron, actuellement en déplacement en Afrique de l’Est, a appelé son homologue RD congolais Félix Tshilombo à « prendre son autonomie » vis-à-vis du clan de son prédécesseur Joseph Kabila.
Au cours d’une rencontre trilatérale mercredi soir à Nairobi avec le président kényan Uhuru Kenyatta, le chef de l’État français a par ailleurs appelé M. Tshisekedi à « faire des gestes vis-à-vis de l’autre opposition », en l’occurrence l’opposant Martin Fayulu, qui revendique la victoire à la présidentielle de décembre, mais également Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, les deux hommes forts de l’opposition, selon des sources au sein de la présidence française et l’UE.
La possibilité de former un gouvernement d’ouverture « a également été évoquée » durant la rencontre, ont précisé ces mêmes sources qui précisent que les anciens dignitaires ou ex-collaborateurs de l’ancien régime ne devraient pas se retrouver dans la nouvelle équipe gouvernementale. « Du point de vue de Paris et Bruxelles, pas question de réorganiser un scrutin », a indiqué une source à l’Élysée, en référence aux appels de l’opposition. « On prend acte, mais il (M. Tshisekedi) doit apporter des gages pour prouver qu’il incarne bien l’alternance ».
Position unanime de la communauté internationale
La position française rejoint celle des Etats-Unis, de la Belgique… mais aussi des pays de l’Union africaine (dont le Rwanda où M. Tshisekedi doit se rendre à la fin du mois). Tous, à vrai dire, ont fait le même pari. S’ils ont accepté de fermer les yeux pour le moment sur le résultat sorti des urnes et de prendre acte de la « victoire » de M. Tshisekedi, c’est en contrepartie d’une alternance réelle et effective, d’ailleurs souhaitée par le peuple congolais qui a massivement rejeté le 30 décembre dernier dans les urnes le dauphin de M. Kabila ».
Voyez-vous, la balle est désormais dans le camp de Félix Tshilombo qui est placé face à une alternative. Rompre l’accord noué avec Joseph Kabila, respecter la volonté populaire d’alternance réelle (et non fictive), auquel cas il pourra bénéficier du soutien de la communauté internationale (qui, rappelons-le, abonde 40 % du budget annuel de l’Etat RD congolais).
Ou alors honorer le deal passé avec Joseph Kabila, ce qui ne manquerait pas de rouvrir un cycle de contestation populaire, potentiellement violent, et de lui aliéner définitivement le soutien de la communauté internationale. L’heure est venue pour Félix Tshisekedi de faire un choix. Placé entre le marteau ; la communauté internationale et l’enclume ; Joseph kabila.
Demain sera l’autre jour.

Rcongonews

Partager l'article....
Share on Facebook
Facebook
Print this page
Print
Tweet about this on Twitter
Twitter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Rcongonews