Insécurité à l’est de la RDC; ADF-NALU, un groupe armé au contour flou

La partie Est de la République Démocratique du Congo vit une insécurité sans précédent bientôt trois décennies. Nonobstant les efforts fournis par la Communauté internationale ainsi que le pouvoir de Kinshasa, le climat d’insécurité persiste toujours.
Parmi ces groupes armés qui ont envahi le grand KIVU, seuls les ADF congolais ne communiquent peu sur leurs actions. Autant que l’étendue de leurs réseaux et leurs motivations ne sont pas dévoilés, leurs attaques ne sont pas non plus revendiquées et n’ont pas de porte-parole officiel.

Il sied de rappeler que depuis 2014, ce groupe armé est à la base de massacres à répétition et autres enlèvements en RDC. De fois défiée par les forces loyalistes, les ADF, on ne sait par quelle magie, réapparaissent au bout de quelques temps en une organisation mieux structurée et mieux équipée. A en croire de source onusienne, les ADF compte présentement entre 500 et 600 hommes et aurait des liens avec le groupe État islamique, qui a revendiqué pour la première fois, jeudi 18 avril 2019, une attaque sur le sol congolais.

D’après une enquête du GEC, un groupe d’experts basé à New York, il ressort que ce mouvement dirigé aujourd’hui par l’Ougandais Musa SEKA BALUKU prône une interprétation radicale et violente du Coran, arbore un drapeau semblable à celui utilisé par des mouvements tels que Boko Haram. Les ADF nourrissent le projet, à en croire l’analyse du GEC de se rallier à d’autres groupes djihadistes. De nos fins limiers, il nous revient que les ADF opèrent en complicité avec des miliciens locaux y compris des hauts gradés des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et certains commerçants de la région.
Serge MAVUNGU

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