03 Mai Journée Mondiale de la Liberté de la presse : Quid sur le salaire des journalistes en RDC ?

Au lieu d’être des organes d’informations les fonds de commerces des médias sont devenus des simples instruments de communications des forces politiques. Les monitorings de la JED (Journaliste En Danger) en 2011 avaient levé les voiles sur les frasques de la situation des médias Congolais. Près d’une décennie après, qu’est-ce qui a changé ? Oui à la liberté de presse oui, pour quel journaliste ? Non au musèlement de presse, oui, pour quel salaire ? Et si le problème de l’homme de presse Congolais était lui-même ? Résultat« les médias Congolais se sont très majoritairement engagés, en toutes connaissances des causes, dans une frénésie propagandiste.

Les seuls efforts effectués n’étaient destinés qu’à déguiser l’évidence, ils sont tous sous la coupe du personnel politique et de ses intérêts et leurs dégénération ne trompe plus. Les appels à la haine, dérive publicitaire les déséquilibres flagrants et délires fanatiques ont été quotidiens» Pour prendre à mot la JED.

Ce problème des médias partisans instruments d’appoints des organisations politiques, ne cessera plus jamais… s’il est judicieux de ne jamais dire jamais, l’expérience ne trompant jamais, nous altère des exemples abondant de notre société. Preuve en est. La société Congolaise à hisser au rang de parlementaires certains de nos confrères, chose dont on est fière, mais qui sont ces journalistes sont aujourd’hui aux l’hémicycle national et provincial ? La réponse n’est pas à chercher si loin.

Ce sont des journalistes qui ayant excellé dans la presse des diatribes, de délations pires encore instrument à mains nues des hommes politique que nous savons tous.

L’exercice serait même facile, de coller à chacun de ces confrères les opinions de tel ou tel acteur politique, à yeux fermés.

De ces faits, la prostitution médiatique des sens de l’éthique existe, puisque son proxénétisme n’est pas condamnable. Entre le marteau et l’enclume, se trouve le journaliste Congolais, qui a pour moyen de survie, le « coupage », le sous-emploi, le sans emploi, le luxe de plastronner à l’écran pour un salaire de misère. Oubliant que « KOYEBANA EZALI NDE NGAMBO » le dit Le vénérable LUTUMBA SIMARO, d’heureuse mémoire, Entendez « La célébrité est un problème » Ce dernier est tenté de vouloir un train de vie bien au-delà de sa célébrité. Sans modèle économique sérieux, on aura beau crié « une nouvelle ère ou les journalistes blablabla » puisque nous avons la presse à notre disposition plus que quiconque, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Derrière un journaliste corrompu se cache une élite politique prête à tout, pour leurs glorioles et vicissitude. La politique est l’éteignoir de la liberté de la presse. Ils ont ainsi imposé la paupérisation du journaliste pour que ce dernier reste leurs chiens de chasses à qui ils nourrissent par les os du gibier. « MELESI BAPESA NA MBUA». Malheureusement c’est auprès de nos affameurs que nous prions notre pain si seulement volonté politique il y a d’ériger un journalisme démocratique cela commencerait par la mise en bonne condition de ces chevaliers de la plume

ELESSE BOTEKO ELRICK

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