LA PLAINTE CONTRE FAYULU: Voici le texte:

N/Réf. : O51/JCN/2019 Kinshasa, le/ / février 2019.

A Monsieur le Procureur Général

Près la Cour de cassation,

A Kinshasa/Gombe

CI. :

LES PLAIGNANTS :

– Jean-Claude NGOY LUFULUABO et Donatien Malemba Lwa Bingi représentants de la Communauté Luba ; 40 Av. Egboka C/Ngaliema quartier joli parc. Tél. 081 31 40 576.

– victimes survivantes et les ayants-droits des victimes défuntes :

1) Monsieur MUKEBA SHIMANGA Fiston. Commerçant

Av. Boko n°86

Quartier Ngapani C/Kimbaseke

2) Monsieur TSILENGE NSHINDI Steve Commerçant Av. : Bola n°85 Quartier Mfumu Nketo C/Kimbaseke

3) Monsieur MUKENDI Espoir, ayant-droit des victimes décédées av .ndjoku 125 Tél. :O852321549.

– A Son Excellence Monsieur le Président de

la République Démocratique du Congo,

– A Monsieur le Premier Ministre Chef du

Gouvernement,

– A Monsieur le Président de la Cour

Constitutionnelle,

– A Monsieur le 1er Président de la Haute Cour

Militaire Monsieur l’Auditeur Général des

FARDC ;

– A Monsieur le Procureur Général près la

Cour Constitutionnelle ;

– A Monsieur le Président du Conseil d’Etat,

– A Monsieur le Procureur Général près le

Conseil d’Etat

– A Monsieur le Président du Sénat

– A Monsieur le Président de l’Assemblée

Nationale :

– A Son Excellence Monsieur le Ministre de la

Justice et garde des sceaux ;

– A Son Excellence Monsieur le Ministre des

Droits Humains ;

– Au Bâtonnier MUKENDI WA MULUMBA,

Avocat près la Cour de Cassation ;

– A Maître LONJI KANYINDA, Avocat près

la Cour d’Appel.

Tous à Kinshasa.

Monsieur le Procureur Général,

La Communauté Luba, atteinte dans son honneur et dans son existence en tant que composante de l’espèce humaine d’une part, et d’autre part les victimes survivantes des actes de génocide et les ayants-droits des disparus, victimes des actes de génocide consécutives aux élections du 30 décembre 2018, vous saisissent de l’objet sous rubrique et réclament l’ouverture d’une information judiciaire à charge de Monsieur FAYULU MADIDI Martin résidant au n°117 boulevard TSHATSHI, Quartier cliniques Commune de la Gombe À Kinshasa en sa qualité de porte-parole de la coalition politique « LAMUKA » ; en vue d’engager des poursuites judiciaires contre lui et d’obtenir réparation des préjudices et dédommagement pour des faits criminels découlant des appels au meurtre et de la campagne de haine qui a déferlé sur les médias avant, pendant et après les élections et ayant occasionné les massacres, la destruction méchante des biens, le pillage et le meurtre des innocents.

Monsieur FAYULU MADIDI Martin est un opérateur politique, coordonateur de la plate-forme politique « Dynamique de l’opposition » ; et en cette qualité, il est signataire de l’Accord de coalition des forces de l’opposition « LAMUKA » signé à Genève le 11 novembre 2018. C’est en cette qualité de Porte-parole qu’il représente donc, tous les signataires de cet accord et qu’il a été choisi candidat aux présidentielles du 30 décembre 2018. LAMUKA est donc une organisation politique fondée sur ce texte aux entendus criminels proclamant la déchéance de l’humain et vouant ses signataires à l’opprobre, à la mort en cas de désistement. C’est sur les affirmations de Monsieur l’Abbé NSHOLE, membre influent de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) disant détenir la vérité des urnes (sans en avoir qualité ni preuve tangible) que monsieur FAYULU MADIDI Martin s’est autoproclamé Président élu de la République et a appelé ses partisans à réclamer la vérité des urnes par des manifestations de rue.

L’Accord politique de Lamuka est le facteur majeur déclencheur de la vague de haine qui a déferlé sur la République Démocratique du Congo avant, pendant et après les élections du 30 décembre 2018. Le texte créant cette structure politique est explicite sur les intentions de détruire en tout ou en partie l’humanité des Baluba lorsqu’il proclame la déchéance de l’humain, la mort politique de tout signataire qui lui désisterait. Et il s’est fait que Monsieur Félix Tshisekedi Tshilombo, Président de l’UDPS et membre de la Communauté Luba est l’un de ceux qui ont renoncé à l’Accord de Lamuka avec Monsieur Vital KAMERHE, Président de l’UNC.

Alors que les deux leaders ont tourné le dos à Lamuka, à l’exclusion de la communauté à laquelle appartient Vital KAMERHE, les appels au meurtre des Baluba, présentés comme le mal absolu de la société congolaise ont commencé à déferler sur les médias et les réseaux sociaux sans susciter l’attention des pouvoirs publics. Lors du meeting du 2 février 2019 au quartier St. Thérèse à Ndjili, les partisans de LAMUKA, frénétiquement, scandaient des chansons haineuses en disant : « Soki okuti Muluba, bomaye ». Et c’est au rythme de ces chansons que Monsieur FAYULU MADIDI Martin exhibait des pas de danse en signe d’acquiescement des propos de ses partisans qui passaient et repassaient devant son podium. La foule déchainée et sans être recadrée, avait fini par inquiéter les éléments de la Police Nationale déployés pour assurer la sécurité des lieux. Après le meeting, Monsieur Muzito Adolphe, est monté au créneau sur TV5 MONDE, pour déclarer que le pays allait s’embraser.

Dans le contexte général des attaques programmées et des meurtres prémédités des Baluba, il est facile de conclure que la haine des Baluba devait servir de détonateur de cet embrasement programmé. Certains prêtres de l’Eglise Catholique en avaient donné le ton notamment à la paroisse « Divin Maître » à Masina sans fil lors de la neuvaine « christ lumière du monde » ; à la paroisse St. Eloi à Barumbu où les prêtres s’en prenaient ouvertement aux Baluba accusés d’avoir volé le pouvoir de Fayulu en disant : « Baluba bayibi pouvoir ya Fayulu ». « To sambela mpo na Baluba». « Mieux vaut cohabiter avec le serpent plutôt qu’avec les Baluba » disaient d’autres. La proclamation des résultats des urnes par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), confirmés par la Cour Constitutionnelle mais rejetés par Monsieur l’Abbé NSHOLE de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) est le deuxième facteur déclencheur des actes de génocide des Baluba. Il convient de noter que Monsieur Fayulu Madidi Martin ignorant superbement l’Arrêt irrévocable de cette Instance judiciaire nationale s’est tourné vers ses partisans qu’il a renvoyés vers la rue pour réclamer sa vérité des urnes.

Des attaques organisées, planifiées et des crimes prémédités ont endeuillé de nombreuses familles luba dans certains quartiers de Kinshasa à forte concentration des Bayaka comme à Kingabwa, au Camp Luka et à Mikondo. L’on a dénombré trois morts et plusieurs blessés et plusieurs commerces pillés. Le 10 janvier 2019, à Kikwit Province de Kwilu, le porte-parole de la Police Nationale et la Radio Okapi reconnaissaient qu’il y a eu morts d’hommes, plusieurs blessés et des commerces pillés en marge des manifestations contre la victoire de Félix Tshisekedi aux élections.

Les victimes livrées aux actes de génocide n’ont même pas bénéficié de la protection de la police Nationale car, les plaintes déposées à certains commissariats n’ont pas été enregistrées car, les plaignants n’ayant pas chacun 20 $US qu’on leur exigeait. D’autres policiers leur demandaient d’aller déposer leurs plaintes au bureau de la cellule de l’UDPS.

Par Baluba, il faut entendre les citoyens Congolais originaires des anciennes Provinces du Kasaï et qui ont une importante diaspora à travers tout le pays. Il est indispensable, pour une bonne compréhension du sujet, de rappeler leur douloureux passé de peuple ayant connu l’exode, les massacres, l’épuration ethnique au Katanga (1992), grande purge au sein de l’armée nationale en 1978, décroissance de la population estudiantine suite à la politique de quota (1981), chasse dans certaines Provinces en 1995-1996 en raison de la lutte politique de l’UDPS; nouvelle dispersion suite à la faillite entretenue de la MIBA, et (plus récemment avec le conflit KAMUENA SAPU dans le Kasaï. C’est à cause de leur spécificité culturelle, de leur appartenance ethnique qui se retrouve être la même que celle de Félix Tshisekedi Tshilombo, Président de la République que les Baluba ont subi le martyre.

A l’exemple du Rwanda où l’église avait joué un rôle déterminant dans le génocide, de l’Allemagne nazie, du Cambodge, de l’ex-Yougoslavie, de la Birmanie, les actes tels que les tueries de masse, le génocide, l’épuration ethnique sont toujours précédés d’une littérature de propagande incitative à la haine, aux meurtres. A travers les radios et les réseaux sociaux, l’ethnie luba est présentée comme le mal absolu et leur appartenance à la nation congolaise remise en question. Le Statut de Rome définit comme crime de génocide, tout acte de guerre commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. «lorsque des actes tels que le meurtre, l’extermination, le viol, la persécution et tous autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale sont commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque, il s’agit bel et bien des crimes contre l’humanité.

Les victimes réclament que justice leur soit rendue et qu’ils obtiennent réparation des préjudices et dédommagement de la part de leurs bourreaux et de l’Etat congolais. En annexe, des documents y relatifs.

1. Les auteurs des crimes de vol, de pillage et de destruction méchante que les victimes ont reconnue sont notamment :

– Monsieur Djodjo, dépanneur adjoint Cabine/ Ndjoku Kimbaseke

– Monsieur PONYO Dieu-le-veult, (Chef écurie) Av/ Boko 106

– Monsieur Shako, Av/ Ngulunga 42 bis Kimbaseke

– Monsieur Eddy Tshibelez, Av/ Luyeye 96 Kimbaseke

2. Les victimes décédées connues jusque là sont :

– Monsieur Kabala fils petit frère de monsieur Mukendi Espoir (O852321549 av.ndjoku 125) et son épouse Annie Kabala détenteur d’un débit de boisson à Kingabwa mort par immolation par le feu dans leur maison la nuit du 10janvier2019

– Monsieur MILALA NDEMBO, Quartier Ngamazizita av. Mbalavuidi n°61 cadre de l’UDPS section Mikondo abattu par balle le jeudi 10 janvier 2019 tué par balle par la police. D’autres victimes s’ajouteront à cette liste au fur et à mesure qu’elles seront identifiées.

3. Les policiers qui ont refusé de protéger les victimes lorsque celles-ci ont recouru à eux sont :

– Commandant Bébé Rico ; S/ Ciat Ndjoku à Kimbaseke.

– Et le Policier Enoch tous au Quartier Ngamaziba, C/ Kimbaseke

4. Les témoins propriétaires des parcelles qui abritent les boutiques qui ont été saccagés et pillés sont :

– Monsieur Nsumbu Ngalu, N° 155 av/ Ndjoku ; C/ Kimbaseke

– Monsieur Mukoko Costa, N° 151 av.Ndjoku; C/ Kimbaseke

– Monsieur Muselefu, n° 154 av. Ndjoku C/ Kimbaseke

– Monsieur Beya Tshiteya : cadre de l’UDPS à Mikondo C/Kimbaseke.

– Famille Milala NDEMBO (Ntumba Ndembo, Kibata Ndembo, Tetedi Ndembo)

5. Monsieur FAYULU MADIDI Martin, en sa qualité de porte-parole de « Lamuka » et représentant des sociétaires de cette organisation qui a laissé libre court aux crimes devra être reconnu responsable, auteur intellectuel, politique et complice des auteurs des crimes de génocide des Baluba. pour n’avoir rien fait pendant ses meetings dans le but de mettre fin aux appels au meurtre qui ont conduit au meurtre, à la destruction méchante des biens mobiliers et immobiliers, au pillage, à l’atteinte à l’honneur et à la dignité humaine de l’ethnie Luba à qui on a dénié toute humanité et l’appartenance à la nation congolaise.(voir en annexe la liste des dommages subis.) ; pour avoir ignoré l ’Arrêt irrévocable de la Cour Constitutionnelle qu’il avait librement saisi pour dire le droit et pour s’être fié aux résultats des urnes d’un organisme non attitré, en l’occurrence la CENCO .même informés que leurs discours ont fait des victimes, ils n’ont manifesté aucun remord, ni cherché à connaitre les faits répréhensibles, ni même pour y mettre fin. L’appel de Monsieur FAYULU MADIDI Martin du 19 février sur RFI demandant à la CPI d’aller investiguer à Kikwit pour identifier les cas de meurtre n’a eu aucun effet. et sa campagne tardivement commencée à Beni, Butembo et Goma n’a eu aucun impact car les crimes étaient déjà commis.

6. L’Etat congolais à qui incombe le devoir de protéger, de promouvoir la coexistence pacifique de tous les groupes ethniques du pays, (article 51) n’a rien fait étant entendu que certains policiers dépositaires de son autorité ont tacitement pris part aux crimes. (Ils disaient aux victimes luba qui allaient chercher protection chez eux : « allez chez TSHISEKEDI votre Président ». Pour non assistance à personne en danger (la communauté luba). L’histoire politique du pays retient qu’il y a en RDC, lors des rendez-vous politiques majeurs, des Baluba d’un côté et des Congolais de l’autre. Des crimes analogues se commettent aussi ailleurs sans que l’Etat Congolais n’intervienne soit pour prévenir, soit pour juger les coupables. La République Démocratique du Congo est une Nation multiethnique, multiculturelle, multilingue et à cause de l’ignorance de cette réalité historique, certaines de ses composantes, ont parfois un difficile vivre-ensemble et se dénient même la nationalité congolaise. En cette période où les Congolais aspire à l’établissement de l’Etat de droit, celui –ci devra apprendre à les protéger, à les servir, à œuvrer pour l’unité dans la diversité et à ne plus permettre qu’une horde d’individus se placent au dessus des lois pour tenter de désintégrer la nation, de tuer d’autres Congolais, de les desservir pour des mobiles politiques ou ethniques.

Ci-joints la liste des victimes et des biens volés, détruits ou pillés.

Dans l’attente d’une suite urgente à cette requête, veuillez agréer, Monsieur le Procureur Général près la Cour de cassation, les assurances de notre parfaite considération.LA PLAINTE CONTRE FAYULU : Voici le texte

N/Réf. : O51/JCN/2019 Kinshasa, le/ / février 2019.

A Monsieur le Procureur Général

Près la Cour de cassation,

A Kinshasa/Gombe

CI. :

LES PLAIGNANTS :

– Jean-Claude NGOY LUFULUABO et Donatien Malemba Lwa Bingi représentants de la Communauté Luba ; 40 Av. Egboka C/Ngaliema quartier joli parc. Tél. 081 31 40 576.

– victimes survivantes et les ayants-droits des victimes défuntes :

1) Monsieur MUKEBA SHIMANGA Fiston. Commerçant

Av. Boko n°86

Quartier Ngapani C/Kimbaseke

2) Monsieur TSILENGE NSHINDI Steve Commerçant Av. : Bola n°85 Quartier Mfumu Nketo C/Kimbaseke

3) Monsieur MUKENDI Espoir, ayant-droit des victimes décédées av .ndjoku 125 Tél. :O852321549.

– A Son Excellence Monsieur le Président de

la République Démocratique du Congo,

– A Monsieur le Premier Ministre Chef du

Gouvernement,

– A Monsieur le Président de la Cour

Constitutionnelle,

– A Monsieur le 1er Président de la Haute Cour

Militaire Monsieur l’Auditeur Général des

FARDC ;

– A Monsieur le Procureur Général près la

Cour Constitutionnelle ;

– A Monsieur le Président du Conseil d’Etat,

– A Monsieur le Procureur Général près le

Conseil d’Etat

– A Monsieur le Président du Sénat

– A Monsieur le Président de l’Assemblée

Nationale :

– A Son Excellence Monsieur le Ministre de la

Justice et garde des sceaux ;

– A Son Excellence Monsieur le Ministre des

Droits Humains ;

– Au Bâtonnier MUKENDI WA MULUMBA,

Avocat près la Cour de Cassation ;

– A Maître LONJI KANYINDA, Avocat près

la Cour d’Appel.

Tous à Kinshasa.

Monsieur le Procureur Général,

La Communauté Luba, atteinte dans son honneur et dans son existence en tant que composante de l’espèce humaine d’une part, et d’autre part les victimes survivantes des actes de génocide et les ayants-droits des disparus, victimes des actes de génocide consécutives aux élections du 30 décembre 2018, vous saisissent de l’objet sous rubrique et réclament l’ouverture d’une information judiciaire à charge de Monsieur FAYULU MADIDI Martin résidant au n°117 boulevard TSHATSHI, Quartier cliniques Commune de la Gombe À Kinshasa en sa qualité de porte-parole de la coalition politique « LAMUKA » ; en vue d’engager des poursuites judiciaires contre lui et d’obtenir réparation des préjudices et dédommagement pour des faits criminels découlant des appels au meurtre et de la campagne de haine qui a déferlé sur les médias avant, pendant et après les élections et ayant occasionné les massacres, la destruction méchante des biens, le pillage et le meurtre des innocents.

Monsieur FAYULU MADIDI Martin est un opérateur politique, coordonateur de la plate-forme politique « Dynamique de l’opposition » ; et en cette qualité, il est signataire de l’Accord de coalition des forces de l’opposition « LAMUKA » signé à Genève le 11 novembre 2018. C’est en cette qualité de Porte-parole qu’il représente donc, tous les signataires de cet accord et qu’il a été choisi candidat aux présidentielles du 30 décembre 2018. LAMUKA est donc une organisation politique fondée sur ce texte aux entendus criminels proclamant la déchéance de l’humain et vouant ses signataires à l’opprobre, à la mort en cas de désistement. C’est sur les affirmations de Monsieur l’Abbé NSHOLE, membre influent de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) disant détenir la vérité des urnes (sans en avoir qualité ni preuve tangible) que monsieur FAYULU MADIDI Martin s’est autoproclamé Président élu de la République et a appelé ses partisans à réclamer la vérité des urnes par des manifestations de rue.

L’Accord politique de Lamuka est le facteur majeur déclencheur de la vague de haine qui a déferlé sur la République Démocratique du Congo avant, pendant et après les élections du 30 décembre 2018. Le texte créant cette structure politique est explicite sur les intentions de détruire en tout ou en partie l’humanité des Baluba lorsqu’il proclame la déchéance de l’humain, la mort politique de tout signataire qui lui désisterait. Et il s’est fait que Monsieur Félix Tshisekedi Tshilombo, Président de l’UDPS et membre de la Communauté Luba est l’un de ceux qui ont renoncé à l’Accord de Lamuka avec Monsieur Vital KAMERHE, Président de l’UNC.

Alors que les deux leaders ont tourné le dos à Lamuka, à l’exclusion de la communauté à laquelle appartient Vital KAMERHE, les appels au meurtre des Baluba, présentés comme le mal absolu de la société congolaise ont commencé à déferler sur les médias et les réseaux sociaux sans susciter l’attention des pouvoirs publics. Lors du meeting du 2 février 2019 au quartier St. Thérèse à Ndjili, les partisans de LAMUKA, frénétiquement, scandaient des chansons haineuses en disant : « Soki okuti Muluba, bomaye ». Et c’est au rythme de ces chansons que Monsieur FAYULU MADIDI Martin exhibait des pas de danse en signe d’acquiescement des propos de ses partisans qui passaient et repassaient devant son podium. La foule déchainée et sans être recadrée, avait fini par inquiéter les éléments de la Police Nationale déployés pour assurer la sécurité des lieux. Après le meeting, Monsieur Muzito Adolphe, est monté au créneau sur TV5 MONDE, pour déclarer que le pays allait s’embraser.

Dans le contexte général des attaques programmées et des meurtres prémédités des Baluba, il est facile de conclure que la haine des Baluba devait servir de détonateur de cet embrasement programmé. Certains prêtres de l’Eglise Catholique en avaient donné le ton notamment à la paroisse « Divin Maître » à Masina sans fil lors de la neuvaine « christ lumière du monde » ; à la paroisse St. Eloi à Barumbu où les prêtres s’en prenaient ouvertement aux Baluba accusés d’avoir volé le pouvoir de Fayulu en disant : « Baluba bayibi pouvoir ya Fayulu ». « To sambela mpo na Baluba». « Mieux vaut cohabiter avec le serpent plutôt qu’avec les Baluba » disaient d’autres. La proclamation des résultats des urnes par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), confirmés par la Cour Constitutionnelle mais rejetés par Monsieur l’Abbé NSHOLE de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) est le deuxième facteur déclencheur des actes de génocide des Baluba. Il convient de noter que Monsieur Fayulu Madidi Martin ignorant superbement l’Arrêt irrévocable de cette Instance judiciaire nationale s’est tourné vers ses partisans qu’il a renvoyés vers la rue pour réclamer sa vérité des urnes.

Des attaques organisées, planifiées et des crimes prémédités ont endeuillé de nombreuses familles luba dans certains quartiers de Kinshasa à forte concentration des Bayaka comme à Kingabwa, au Camp Luka et à Mikondo. L’on a dénombré trois morts et plusieurs blessés et plusieurs commerces pillés. Le 10 janvier 2019, à Kikwit Province de Kwilu, le porte-parole de la Police Nationale et la Radio Okapi reconnaissaient qu’il y a eu morts d’hommes, plusieurs blessés et des commerces pillés en marge des manifestations contre la victoire de Félix Tshisekedi aux élections.

Les victimes livrées aux actes de génocide n’ont même pas bénéficié de la protection de la police Nationale car, les plaintes déposées à certains commissariats n’ont pas été enregistrées car, les plaignants n’ayant pas chacun 20 $US qu’on leur exigeait. D’autres policiers leur demandaient d’aller déposer leurs plaintes au bureau de la cellule de l’UDPS.

Par Baluba, il faut entendre les citoyens Congolais originaires des anciennes Provinces du Kasaï et qui ont une importante diaspora à travers tout le pays. Il est indispensable, pour une bonne compréhension du sujet, de rappeler leur douloureux passé de peuple ayant connu l’exode, les massacres, l’épuration ethnique au Katanga (1992), grande purge au sein de l’armée nationale en 1978, décroissance de la population estudiantine suite à la politique de quota (1981), chasse dans certaines Provinces en 1995-1996 en raison de la lutte politique de l’UDPS; nouvelle dispersion suite à la faillite entretenue de la MIBA, et (plus récemment avec le conflit KAMUENA SAPU dans le Kasaï. C’est à cause de leur spécificité culturelle, de leur appartenance ethnique qui se retrouve être la même que celle de Félix Tshisekedi Tshilombo, Président de la République que les Baluba ont subi le martyre.

A l’exemple du Rwanda où l’église avait joué un rôle déterminant dans le génocide, de l’Allemagne nazie, du Cambodge, de l’ex-Yougoslavie, de la Birmanie, les actes tels que les tueries de masse, le génocide, l’épuration ethnique sont toujours précédés d’une littérature de propagande incitative à la haine, aux meurtres. A travers les radios et les réseaux sociaux, l’ethnie luba est présentée comme le mal absolu et leur appartenance à la nation congolaise remise en question. Le Statut de Rome définit comme crime de génocide, tout acte de guerre commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. «lorsque des actes tels que le meurtre, l’extermination, le viol, la persécution et tous autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale sont commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque, il s’agit bel et bien des crimes contre l’humanité.

Les victimes réclament que justice leur soit rendue et qu’ils obtiennent réparation des préjudices et dédommagement de la part de leurs bourreaux et de l’Etat congolais. En annexe, des documents y relatifs.

1. Les auteurs des crimes de vol, de pillage et de destruction méchante que les victimes ont reconnue sont notamment :

– Monsieur Djodjo, dépanneur adjoint Cabine/ Ndjoku Kimbaseke

– Monsieur PONYO Dieu-le-veult, (Chef écurie) Av/ Boko 106

– Monsieur Shako, Av/ Ngulunga 42 bis Kimbaseke

– Monsieur Eddy Tshibelez, Av/ Luyeye 96 Kimbaseke

2. Les victimes décédées connues jusque là sont :

– Monsieur Kabala fils petit frère de monsieur Mukendi Espoir (O852321549 av.ndjoku 125) et son épouse Annie Kabala détenteur d’un débit de boisson à Kingabwa mort par immolation par le feu dans leur maison la nuit du 10janvier2019

– Monsieur MILALA NDEMBO, Quartier Ngamazizita av. Mbalavuidi n°61 cadre de l’UDPS section Mikondo abattu par balle le jeudi 10 janvier 2019 tué par balle par la police. D’autres victimes s’ajouteront à cette liste au fur et à mesure qu’elles seront identifiées.

3. Les policiers qui ont refusé de protéger les victimes lorsque celles-ci ont recouru à eux sont :

– Commandant Bébé Rico ; S/ Ciat Ndjoku à Kimbaseke.

– Et le Policier Enoch tous au Quartier Ngamaziba, C/ Kimbaseke

4. Les témoins propriétaires des parcelles qui abritent les boutiques qui ont été saccagés et pillés sont :

– Monsieur Nsumbu Ngalu, N° 155 av/ Ndjoku ; C/ Kimbaseke

– Monsieur Mukoko Costa, N° 151 av.Ndjoku; C/ Kimbaseke

– Monsieur Muselefu, n° 154 av. Ndjoku C/ Kimbaseke

– Monsieur Beya Tshiteya : cadre de l’UDPS à Mikondo C/Kimbaseke.

– Famille Milala NDEMBO (Ntumba Ndembo, Kibata Ndembo, Tetedi Ndembo)

5. Monsieur FAYULU MADIDI Martin, en sa qualité de porte-parole de « Lamuka » et représentant des sociétaires de cette organisation qui a laissé libre court aux crimes devra être reconnu responsable, auteur intellectuel, politique et complice des auteurs des crimes de génocide des Baluba. pour n’avoir rien fait pendant ses meetings dans le but de mettre fin aux appels au meurtre qui ont conduit au meurtre, à la destruction méchante des biens mobiliers et immobiliers, au pillage, à l’atteinte à l’honneur et à la dignité humaine de l’ethnie Luba à qui on a dénié toute humanité et l’appartenance à la nation congolaise.(voir en annexe la liste des dommages subis.) ; pour avoir ignoré l ’Arrêt irrévocable de la Cour Constitutionnelle qu’il avait librement saisi pour dire le droit et pour s’être fié aux résultats des urnes d’un organisme non attitré, en l’occurrence la CENCO .même informés que leurs discours ont fait des victimes, ils n’ont manifesté aucun remord, ni cherché à connaitre les faits répréhensibles, ni même pour y mettre fin. L’appel de Monsieur FAYULU MADIDI Martin du 19 février sur RFI demandant à la CPI d’aller investiguer à Kikwit pour identifier les cas de meurtre n’a eu aucun effet. et sa campagne tardivement commencée à Beni, Butembo et Goma n’a eu aucun impact car les crimes étaient déjà commis.

6. L’Etat congolais à qui incombe le devoir de protéger, de promouvoir la coexistence pacifique de tous les groupes ethniques du pays, (article 51) n’a rien fait étant entendu que certains policiers dépositaires de son autorité ont tacitement pris part aux crimes. (Ils disaient aux victimes luba qui allaient chercher protection chez eux : « allez chez TSHISEKEDI votre Président ». Pour non assistance à personne en danger (la communauté luba). L’histoire politique du pays retient qu’il y a en RDC, lors des rendez-vous politiques majeurs, des Baluba d’un côté et des Congolais de l’autre. Des crimes analogues se commettent aussi ailleurs sans que l’Etat Congolais n’intervienne soit pour prévenir, soit pour juger les coupables. La République Démocratique du Congo est une Nation multiethnique, multiculturelle, multilingue et à cause de l’ignorance de cette réalité historique, certaines de ses composantes, ont parfois un difficile vivre-ensemble et se dénient même la nationalité congolaise. En cette période où les Congolais aspire à l’établissement de l’Etat de droit, celui –ci devra apprendre à les protéger, à les servir, à œuvrer pour l’unité dans la diversité et à ne plus permettre qu’une horde d’individus se placent au dessus des lois pour tenter de désintégrer la nation, de tuer d’autres Congolais, de les desservir pour des mobiles politiques ou ethniques.

Ci-joints la liste des victimes et des biens volés, détruits ou pillés.

Dans l’attente d’une suite urgente à cette requête, veuillez agréer, Monsieur le Procureur Général près la Cour de cassation, les assurances de notre parfaite considération.

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