Medias : Comprendre le sens de la sanction infligée à Jean Marie Kassamba par la commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’UNPC


La commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’UNPC, CDEP a été saisi par Jean Marie Kassamba, Patron de presse pour une affaire l’opposant aux journalistes de Télé 50. C’était après la plainte nous déposée quelques jours auparavant, émanant de Joël Cadet Ndanga Président de la commission de la formation et quatre journalistes de Télé 50. Dans cette dernière plainte, JMK avait été cité comme Président de l’UNPC /Kinshasa donc journaliste puisque détenant la carte de presse.

En quoi consiste le vice de procédure ? Les citations à comparaître ont été envoyées en bonne et due forme mais JMK ne s’est jamais présenté devant le tribunal et pourtant l’article 21 du statut particulier de la CDEP est clair à ce sujet  » Toute personne (journaliste) citée à comparaître devant le tribunal des Pairs peut se faire assister d’un conseil.

La représentation n’est pas acceptée pour le défendeur »
En vue de lui donner l’opportunité de présenter personnellement ses moyens de défenses, le Tribunal a cédé à ses caprices du fait qu’il a sollicité et obtenu trois remises. Faute toujours de sa présence, la commission s’est référée à l’article 63 de son statut particulier qui stipule « la non comparution devant le Tribunal des Pairs entraînera le jugement par défaut, sauf dans le cas prévu à l’article 62 ci-dessous ». Ne voulant même pas venir soutenir son accusation, le Tribunal a conclu à un manque d’intérêt et requis ainsi les prétentions d’accusation et de la ligne de défense des journalistes en adversité sur les deux causes.

Il dit détenir des preuves que malheureusement il n’a pas voulu emmener peut-être par sabotage du Tribunal mais la commission s’est vue verser des images, des vidéos et des sonores prouvant que les journalistes ont bel et bien été malmenés et humiliés par la Police. De ce fait, JMK a violé l’article 14 du code de déontologie du journaliste Congolais  » être solidaire de ses confrères et se plier à toute décision ou directive prise par les instances de la corporation ». Et l’article 36 du statut particulier de l’Union , en ses points 4 et 5 littera s, t et v de spécifier :  » Par atteinte au code d’éthique et de déontologie, il faut entendre : 4. Tout acte ou propos, fut-il extraprofessionnel, de nature à porté atteinte à l’honorabilité de la corporation ». 5. s) »Œuvrer au renforcement de la crédibilité et du prestige de l’Union nationale de la presse du Congo, l’association qui représente et défend les intérêts de la profession »; t) « Privilégier la saisine du Tribunal des Pairs en cas de conflit avec un ou plusieurs autres membres de l’Union, fût-ce pour des raisons extraprofessionnelles »

« Ne jamais porter atteinte à l’esprit de confraternité ».
Décortiquons présent ce chapelet de questionnement posé par je ne sais qui. Nous pourrions comprendre encore si c’est posé par le journaliste auteur de l’article. Mais puisque le nom du Président national est mis en exergue dans une phrase floue ou mal formulée à notre avis, la commission pense que Kasonga tshilunde a manqué l’occasion de se taire puisqu’il ne maîtrise pas les textes de l’asbl après avoir évolué plus d’une quinzaine d’années au sein du comité directeur. Parlant des attributions, l’article 29 des statuts de l’UNPC avait déjà tranché sur ses attributions à lui en tant que Président :  » Le président convoque et préside le congrès, les réunions du conseil de gouvernance, du comité directeur et du bureau exécutif.
Il représente l’Union dans tous les actes de la vie civile et est investi de tous les pouvoirs à cet effet.

Il a qualité de ester en justice au nom de l’Union, en défendant et en demandant, avec l’autorisation du Comité Directeur.

Il signe conjointement avec le Secrétaire Général les correspondances et tous les actes engageant l’Union ». Point barre. Veut-il en rajouter ? Le faire sera violer les textes! Que Lui et son protégé prennent connaissance ici, à travers cette mise au point des attributions de la commission de discipline et d’éthique professionnelle. Article 38: La CDEP a pour mission d’examiner les questions relatives au respect des règles d’éthique et de déontologie soumises à sa compétence par le Comité Directeur ou l’Observatoire et de prendre les sanctions nécessitées par les circonstances.
La Commission peut également se saisir d’office de tout cas de violation flagrante des règles d’éthique et de déontologie professionnelle et arbitrer tout conflit survenant entre membres de l’Union.

La Commission a aussi pour mission des mener des études concernant les modifications éventuelles à apporter aux statuts et d’élaborer les textes normatifs se rapportant à la déontologie à soumettre au Congrès, en concertation avec l’Observatoire des Médias Congolais, ‹‹ OMEC››.

Article 39:  » La Commission dispose d’un statut particulier adopté au Congrès et fonctionne de façon autonome ».

Comment donc le président tshilunde peut cracher aujourd’hui sur son propre travail, alors Secrétaire Général de l’UNPC ? Depuis quand la commission se réfère à lui pour prendre une décision ?

Revenons à la genèse, avec l’article 1 du statut particulier de la Commission : « Conformément aux articles 12, 38 et 39 des Statuts de l’Union Nationale de la Presse du Congo, il est créé la Commission de Discipline de d’Ethique Professionnelle, ci-après dénommée ‹‹ Tribunal des Pairs››

Le tribunal des Pairs dispose d’un statut particulier qui spécifie ses attributions et les modalités de son fonctionnement, recense les fautes professionnelles de presse et autres manquements qu’elle a compétence de réprimer, fixe le barème des sanctions et établit les règles de procédure ». Puisqu’il se demande si le Tribunal des Pairs est compétente pour une affaire sociale, la Commission brandit pour lui l’article 19, dernier paragraphe du statut particulier de la commission :  » Le Tribunal des Pairs est compétent pour connaître des fautes professionnelles de presse et de tout autre manquement aux règles de déontologie et d’éthique professionnelle dont se rendrait coupable tout membre de l’UNPC, personne physique ou morale, quel que soit le lieu où ces fautes et/ou manquements ont été commis ou constatés et quels que soient son rang et ses fonctions au sein de l’Union ».

Il y a également l’article 34 du même Statut qui dit:  » Le Tribunal des Pairs connait des fautes professionnelles de presse, des violations au code d’éthique et de déontologie du journaliste Congolais et de tout autre manquement, même extraprofessionnel, dont se rendraient coupable : 1) les professionnels congolais de la presse tels que définis à l’article 2 de la Loi numéro 96/002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse en République Démocratique du Congo, ci-après dénommée RDC ».

Et si Kabila était toujours au pouvoir ? Journaliste de pacotille ! Passez nous le terme, mais celui là vit dans quel univers ? Il ne connait pas kabeya Pindi Pasi de triste mémoire ? Dites-lui qu’il était radié de la profession par la même Commission, et c’était sous le régime de Joseph Kabila. Pour terminer, la Commission conseille tout simplement à JMK de cesser avec des déclarations de guerre du genre « j’y suis et j’y reste ». Ni ses démonstrations de force moins encore ses chantages ne ferons plier la Commission. Il a été averti dans sa notification. Sinon, il se verra appliqué l’article 64 du Statut particulier de l’Union.

PS: Ceci vaut une mise au point de l’article publié par le site d’information Tshaku News.cd dont le patron de trouve être un journaliste de Télé 50, OTSHUKUN. Pourquoi ici? Parce que j’ai lui ai envoyé ce texte il a refusé de le publier. Que tous les professionnels de médias de Kinshasa , de la RDC et du monde nous lise et comprennent le sens de la sanction infligée à Jean Marie Kassamba.

Cathérine Lisongo