RDC : Quid sur la Prise en charge des enseignants : la controverse persiste


Après avoir signé la semaine dernière le certificat de décès de la prise en charge des enseignants par les parents, la Confédération des Associations des Parents d’élèves des écoles conventionnées et la Synergie des syndicats des enseignants de la RDC s’engagent à soutenir la politique de la gratuité de l’enseignement prônée par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi. C’était au cours de l’assemblée générale de sensibilisation tenue le mercredi 10 juillet 2019, au siège de Syndicat national des écoles conventionnées catholique (SYNECAT), dans la commune de Kalamu.

Des centaines de délégués syndicaux sont venus de différentes écoles de la capitale et de KASANGULU (Kongo Central) ont rehaussé de leur présence cette rencontre. BACHI YEKULA et Emery MASUNGA, respectivement Inspecteur général adjoint de l’EPSP et chargé de communication du Syndicat des écoles du Congo (SYECO) étaient également de la partie. Collège BONSOMI, Saint Germain de N’djili et EP BAHUMBU de MASINA, Institut Saint Charles LWANGA (BARUMBU) et plusieurs autres étaient parmi les écoles citées parmi celles qui ont reconduit les frais scolaires de l’année passée dans leurs billets de vacances, sans l’aval des partenaires sociaux. Il a été demandé aux parents de ne pas payer des acomptes de minerval exigés par les gestionnaires des écoles, jusqu’à nouvel ordre.

 

Séance tenante, ils ont distribué des messages aux parents du quartier Kimbangu sur la campagne de sensibilisation sur la gratuité de l’enseignement pour l’année scolaire 2019-2020, dont le lancement officiel sur toute l’étendue du pays interviendra le dimanche 14 juillet 2019 à 7 heures, à la paroisse Saint Joseph de MATONGE.

Faustin KINDUDI, vice-président et porte-parole de l’Association des parents d’élèves des écoles conventionnées (catholiques, protestantes, salutistes et églises de réveil), soucieux de voir tous les enfants congolais à l’école comme souhaité par le Président de la République, demande au Gouvernement de donner un salaire adéquat à l’enseignant. Il plaide aussi pour l’allocation des frais de fonctionnement conséquents aux bureaux gestionnaires, aux coordinations, au PROVED, à la sous-PROVED, à la sous coordination et aux écoles pour qu’on ait un enseignement de bonne qualité à partir de l’année scolaire 2019-2020.

 

Il a fait savoir que les parents ne sont plus en mesure de prendre en charge les enseignants comme par le passé. C’est ainsi que ceux-ci les professionnels de la craie ont appuyé ce plaidoyer.

Quant au chargé de communication de SYECO, Emery MASUNGA, tout en soutenant l’action menée par la Confédération des associations des parents et la Synergie des syndicats, il en a appelé à l’unité dans l’action. Et de souligner que les plus grands bénéficiaires du système de prise en charge tant décrié n’étaient que des églises et des gestionnaires des écoles, au détriment des enseignants.

Ce qui est bizarre est que le ministre provincial en charge de l’Education, Charles MBUTAMUNTU, avait réuni dernièrement les syndicats du secteur de l’enseignement dans son cabinet pour confirmer qu’il y aura effectivement la prise en charge des enseignants pour 2019-2020. D’où la question de savoir ce qui va se passer le 2 septembre 2019, à la reprise des cours sur l’ensemble du pays.

 

Pour Jean-Bosco Puna, porte-parole de la Synergie, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, ne se contredira jamais et la synergie va continuer à soutenir la politique de la gratuité de l’enseignement. « Nous ne voulons pas avoir des structures qui viennent contrarier la décision du Chef de l’Etat », a-t-il conclu.

 

JEAN-RENE EKOFO

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