RDC : La LIZADEEL pense qu’il est très tôt de penser à la gratuité de l’enseignement primaire

La rentrée scolaire 2019-2020 aura lieu, d’ici deux semaines.

Pour ce faire, les parents se posent beaucoup de questions autour de la gratuité de l’enseignement tant annoncée par le Chef de l’État Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, au lendemain de son accession à la Magistrature Suprême.

C’est dans cette optique que le président du conseil d’administration de la LIZADEEL, Godé KAYEMBE a fait savoir que d’aucuns veulent voir l’effectivité de cette gratuité.

Mais poursuit-il, cette gratuité ne peut pas être possible cette année.

Il faudrait que le Chef de l’État puisse dans un premier temps procéder à la suppression de certains frais entre autres celui de TENAFEP et de la participation aux Examens d’Etat.

A l’en croire, sous le règne de MOBUTU, l’Etat finançait le système éducatif, jusqu’en 1984, l’enseignement à la hauteur de 33% du budget national. Mais il se fait que lorsque le pays est entré en programme d’ajustement structurel avec la Banque Mondiale et le FMI, cette prise en charge du système éducatif par l’Etat a été aboli. Et de 1984 en 2012, le budget alloué au système éducatif est parti de 33 à 1%.

Des Pistes de Solution

A ce jour où les congolais veulent que les enfants bénéficient de cette gratuité, il y a des préalables.

La LIZADEEL a, en 1996, organisé un premier forum sur les voies et moyens de rendre l’enseignement gratuit et obligatoire en RDC.

A cette occasion, elle avait proposé, à son temps, la création d’un Fonds de Promotion de Éducation parce qu’elle avait constaté que le fonds alloué à l’enseignement ne représentait absolument rien, d’où il fallait créer d’autres ressources additionnelles. Lesquelles ressources devraient provenir de taxes de produits de consommation en faveur de l’éducation.

« Nous avons proposé, au Président de la République comment peut-on rendre l’enseignement gratuit et obligatoire », a-t-il rappelé.

Et le président du conseil d’administration de la LIZADEEL de conclure : » Nous avons proposé un audit sur notre système éducatif qui passe par la cartographie de toutes les écoles, payées par la SECOPE et en même temps recenser tous les enseignants. Ceci va permettre à l’Etat de ne pas allouer de fonds à des écoles qui n’existent que de noms ainsi qu’aux enseignants fictifs.

 

Serge MAVUNGU

 

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