RDC : Après Nord-Kivu, la province du Sud-Kivu touchée à son tour d’Ebola !

Après le Nord-Kivu et l’Ituri, c’est le tour de la province du Sud-Kivu qui est devenue la troisième province de la RD. Congo touchée par la fièvre hémorragique à virus Ebola depuis son début en août 2018. Chemin faisant, cette épidémie a déjà causé 1913 morts. Et pourtant, pas plus loin que vendredi 16 août, deux cas de personnes touchées par Ebola ont été identifiés dans le territoire de MWENGA, dans le Sud-Kivu.

 

Selon le communiqué rendu public, samedi 17 août dernier par des autorités de la République et surtout du docteur Jean-Jacques MUYEMBE qui est déjà à la tête des équipes de riposte depuis près d’un mois, une femme de 24 ans avec son enfant de 7 mois ont été identifiés comme porteurs du virus Ebola.

 

Vraisemblablement, la jeune femme aussitôt arrivée de Beni, a été décédée et son enfant a été mis à l’isolement avant de débuter sa prise en charge médicale, a précisé le communiqué. A en croire, le Docteur MUYEMBE, les personnes ayant été en contact avec ces deux cas, 120 ont déjà été listées… Sont en cours d’identification pour être ensuite vaccinées. « La situation est sous contrôle », a-t-il assuré.

Un grand tournant

Tenez ! Cette annonce de la découverte de ces deux cas dans la province du Sud-Kivu a été intervenu pendant que les autorités sanitaires américaines et le comité en charge de piloter la riposte qui faisaient part de la semaine des résultats concluants de deux molécules, le Mab114 et le REGN-EB3, en phase de test depuis le mois de novembre dernier dans le cadre de la lutte contre Ebola  » il est désormais possible de guérir d’Ebola  »

 

« Ce sont donc ces deux molécules que nous allons utiliser, parce que d’après les résultats que nous avons obtenus jusqu’à présent, ce sont ces deux molécules qui sont efficaces », a expliqué le docteur Jean-Jacques MUYEMBE.

 

Le comité en charge de la riposte, a qualifié ces deux molécules qui étaient jusqu’à présent testées au côté de deux autres produits, notamment le ZMAPP ET LE REMDESIVIR, vont d’ores et déjà être privilégiés pour remédier à la défiance des populations sur le terrain. « Il faut que les patients comprennent qu’il est désormais possible de guérir d’Ebola et que le plus tôt il se signale, le plus il y aura de chance de guérir », a lâché le docteur Jean-Jacques MUYEMBE.

 

 Christian OKENDE

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