Moise KATUMBI interpelle Félix Tshisekedi sur la grogne sociale

Moise Katumbi, governor of Democratic Republic of Congo's mineral-rich Katanga province, arrives for a two-day mineral conference in Goma, Democratic Republic of Congo March 24, 2014. REUTERS/Kenny Katombe/File Photo - D1BETNUODJAB

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, sous la férule de Moïse KATUMBI CHAPWE, s’inscrit dans la logique d’une opposition républicaine, respectueuse de la Constitution et des lois de la République, rigoureuse, vigilante et exigeante, sans faiblesse, ni compromission. Telle est la principale option politique levée à la suite de l’évaluation de la situation générale de la RD. Congo, lors de séances tenues du 17 au 22 août 2019 à Lubumbashi.

 

Vives préoccupations

 

Ainsi, Ensemble pour le Changement, tout en se disant grandement préoccupé, par la généralisation de l’insécurité et du crime organisé à travers le pays ; la persistance des groupes armés au Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Ituri ainsi que les tueries récurrentes et en toute impunité des populations de ces provinces par lesdits groupes ; la persistance de la maladie à virus Ebola dans cette partie du territoire national et son extension au Sud- Kivu notamment, dans la ville de Bukavu et dans le territoire de MWENGA ; la grogne sociale qui se généralise par suite de la précarité sociale, de la modicité des salaires et de l’irrégularité de leur paiement, en particulier, dans le secteur public, de la cherté de la vie, de l’effritement du pouvoir d’achat des Congolais, des inégalités sociales trop criantes et, de manière générale, de la détérioration sans cesse des conditions de vie de la population ; le mépris des droits constitutionnels des citoyens notamment, en matière d’éducation, de santé et d’accès à l’emploi ; le chômage de masse qui touche particulièrement la jeunesse congolaise ; la poursuite du pillage éhonté des ressources naturelles du pays au détriment du plus grand nombre et la destruction massive de l’environnement et de l’écosystème à l’exemple du pillage du bois et en particulier du bois rouge dans la province du Haut Katanga ; la reprise et l’amplification de l’exportation des minerais bruts ce qui amenuise davantage les recettes de l’Etat, conduit à la baisse des cours mondiaux de certains produits et condamne à terme les grandes sociétés à la fermeture ; la généralisation des tracasseries administratives à travers tout le pays ; la substitution de l’Etat dans ses fonctions régaliennes par les privés notamment, dans la sécurisation des concessions minières et forestières conduisant à la spoliation des zones réservées aux creuseurs artisanaux et parfois, à des violences meurtrières dont ils sont les victimes ; la corruption, la fraude et les détournements des deniers publics qui exposent à court terme, le pays, déjà exsangue, à la banqueroute, hausse le ton.

 

 

Appel pathétique

 

Il exige, en effet, des institutions de la République, le respect absolu des lois. Il les invite, par conséquent, à prendre leurs responsabilités en réalisant des réformes et en mettant en œuvre les politiques publiques nécessaires au fonctionnement efficace de l’Etat et à la résolution rapide des problèmes de la Nation.

 

Dans le même ordre d’idées, il invite, par ailleurs, ses parlementaires à prendre, dès la prochaine rentrée parlementaire, des initiatives requises pour mettre un terme à la corruption, à la fraude, à l’affairisme, au trafic d’influence et aux tracasseries administratives qui ont élu domicile dans le pays.


Code minier ?


Ensemble pour le Changement demande avec insistance au Gouvernement de respecter le Code minier, en réservant la protection minière à la police territoriale et en laissant l’armée accomplir sa mission régalienne de protection et de défense du territoire national, en particulier, à l’Est du pays, où l’intégrité du territoire est sérieusement menacée.

Ebola

En ce qui concerne spécialement, le virus Ebola, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT réaffirme son total soutien aux équipes déployées sur terrain et à tous les partenaires nationaux et internationaux impliqués dans cette lutte. Il les invite à maintenir leur engagement jusqu’à l’éradication complète de cette maladie.


Communiqué final de l’atelier d’évaluation de la situation générale de la République Démocratique du Congo et de l’évolution d’Ensemble pour le Changement

A l’issue de la tournée de leur Président, Moïse KATUMBI CHAPWE, dans le Grand Katanga, les hauts cadres d’ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT se sont réunis les 17, 18, 20 et 22 août 2019, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, pour évaluer la situation politique du pays et celle de leur regroupement politique.

 

 

S’agissant de la situation générale de la République Démocratique du Congo, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT exprime ses vives inquiétudes pour l’avenir peu radieux du pays.

 

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT est grandement préoccupé par : (i) la généralisation de l’insécurité et du crime organisé à travers le pays ; (ii) la persistance des groupes armés au Nord-Kivu, Sud-Kivu et en Ituri ainsi que les tueries récurrentes et en toute impunité des populations de ces provinces par lesdits groupes ; (iii) la persistance de la maladie à virus Ebola dans cette partie du territoire national et son extension au Sud- Kivu notamment, dans la ville de Bukavu et dans le territoire de MWENGA ; (iv) la grogne sociale qui se généralise par suite de la précarité sociale, de la modicité des salaires et de l’irrégularité de leur paiement, en particulier, dans le secteur public, de la cherté de la vie, de l’effritement du pouvoir d’achat des Congolais, des inégalités sociales trop criantes et, de manière générale, de la détérioration sans cesse des conditions de vie de la population ; (v) Le mépris des droits constitutionnels des citoyens notamment, en matière d’éducation, de santé et d’accès à l’emploi ; (vi) Le chômage de masse qui touche particulièrement la jeunesse congolaise ; (vii) la poursuite du pillage éhonté des ressources naturelles du pays au détriment du plus grand nombre et la destruction massive de l’environnement et de l’écosystème à l’exemple du pillage du bois et, en particulier, du bois rouge dans la province du Haut Katanga ; (viii) La reprise et l’amplification de l’exportation des minerais bruts ce qui amenuise davantage les recettes de l’Etat, conduit à la baisse des cours mondiaux de certains produits et condamne à terme les grandes sociétés à la fermeture ; (ix) La généralisation des tracasseries administratives à travers tout le pays ; (x) La substitution de l’Etat dans ses fonctions régaliennes par les privés notamment, dans la sécurisation des concessions minières et forestières conduisant à la spoliation des zones réservées aux creuseurs artisanaux et parfois à des violences meurtrières dont ils sont les victimes ; (xi) La corruption, la fraude et les détournements des deniers publics qui exposent à court terme, le pays, déjà exsangue, à la banqueroute.

 

 

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT exige des institutions de la République, le respect absolu des lois. Il les invite à prendre leurs responsabilités en réalisant des réformes et en mettant en œuvre les politiques publiques nécessaires au fonctionnement efficace de l’Etat et à la résolution rapide des problèmes de la Nation ;

 

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT invite ses parlementaires à prendre, dès la prochaine rentrée parlementaire, les initiatives requises pour mettre un terme à la corruption, à la fraude, à l’affairisme, au trafic d’influence et aux tracasseries administratives qui ont élu domicile dans le pays ;

 

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT demande avec insistance au Gouvernement de respecter le Code minier en réservant la protection minière à la police territoriale et en laissant l’armée accomplir sa mission régalienne de protection et de défense du territoire national, en particulier à l’Est du pays, où l’intégrité du territoire est sérieusement menacée ;

 

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT rappelle le Droit à l’Education et à la Santé pour tous les Congolais garantis par l’article 47 de la Constitution et demande au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour protéger les Congolais contre les épidémies, telles que l’Ebola et la rougeole dont la mortalité ne cesse d’augmenter depuis le début de cette année. Il fait appel à la solidarité et à l’unité nationale pour lutter, tous ensemble, contre ces fléaux qui menacent nos populations. Il s’engage à poursuivre la campagne de sensibilisation de la population amorcée par son Président.

 

 

En ce qui concerne spécialement le virus Ebola, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT réaffirme son total soutien aux équipes déployées sur terrain et à tous les partenaires nationaux et internationaux impliqués dans cette lutte. Il les invite à maintenir leur engagement jusqu’à l’éradication complète de la maladie ;

 

Dans le secteur de l’éducation, au regard de la dégradation du pouvoir d’achat des ménages, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT appelle le gouvernement à prendre en charge les frais scolaires des finalistes des examens d’Etat, comme ce fût le cas à l’époque au Katanga sous le gouvernorat du Président Moïse KATUMBI, et l’invite à placer la création d’emplois des jeunes parmi ses priorités ;

 

Quant à l’avenir, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT s’inscrit dans la logique d’une opposition républicaine, respectueuse de la Constitution et des lois de la République, rigoureuse, vigilante et exigeante, sans faiblesse, ni compromission ;

 

ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, qui se veut la sentinelle de la République, invite le peuple congolais à rester mobilisé dans le combat contre les antivaleurs, à faire barrage à toute velléité de changement de la Constitution et à lutter sans relâche pour l’unité nationale, la Démocratie, la bonne gouvernance et l’instauration d’un Etat de Droit en République Démocratique du Congo.

 

N.J.N

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