APK : Adoption du projet portant approbation du Plan directeur des Transports Urbains De Kinshasa

Le bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa se charge de transmettre en urgence le projet d’édit adopté par la plénière de l’organe délibérant au gouverneur de la ville de Kinshasa pour promulgation. Les députés provinciaux de Kinshasa ont adopté hier mardi 30 juillet, à la séance de clôture de la session extraordinaire, le projet d’édit portant approbation du Plan directeur des transports urbains de la ville de Kinshasa (PDTK).

Le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godefroid MPOYI, qui a clôturé les travaux débutés la veille, a fait savoir que le bureau de l’organe délibérant se charge de transmettre en urgence le projet d’édit au gouverneur de la ville de Kinshasa pour promulgation.
Il a salué le travail abattu par les députés provinciaux en dotant la ville de Kinshasa d’un outil dénommé « Plan directeur des transports urbains de la ville de Kinshasa », fruit du partenariat entre le Japon, au travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), et la République démocratique du Congo. Il a indiqué que ce plan sera d’application dans le vécu quotidien des Kinois.

Initié par le gouvernement provincial de Kinshasa, le projet d’édit a été soumis à l’Assemblée provinciale de Kinshasa pour adoption. Auparavant, le ministre provincial en charge des Travaux publics, Thierry TSHITENGA KABUYA, était revenu devant les élus du peuple de Kinshasa pour rencontrer les préoccupations soulevées la veille par certains d’entre eux.
« Le Plan directeur des transports urbains vise à remédier durablement les problèmes de transport dans la ville de Kinshasa», a soutenu le ministre provincial qui a relevé que celle-ci avait 400 mille habitants en 1960, 6 millions en 2006 et 12 millions environ en 2017 et que 400 mille véhicules y circulent aujourd’hui. « Le réaménagement de la ville de Kinshasa s’impose tous les quinze ans car tous les quinze ans elle butera aux difficultés de transport », a-t-il insisté.

S’agissant du coût du plan, le ministre a révélé qu’il est prévu une programmation financière par type d’investissement. Selon lui, le coût global à l’horizon 2040 est de 32 milliards 810 millions de dollars américains. Il a saisi cette opportunité pour préciser qu’aucun financement n’a été versé ni à la ville de Kinshasa ni au gouvernement de la République démocratique du Congo. « La partie japonaise est disposée à financer, à titre de don, l’élargissement de l’avenue de l’Université comme projet pilote de la mise en œuvre du projet d’Edit examiné par l’Assemblée provinciale de Kinshasa », a indiqué le ministre.

« Le projet sera bénéfique pour les Kinois en particulier et les Congolais en général », a soutenu Thierry TSHITENGA KABUYA qui a ensuite donné trois raisons qui militent en faveur de l’empressement affiché par l’Exécutif provincial pour l’adoption du projet d’édit. La première est d’ordre budgétaire car il y a une échéance pour la clôture des dossiers pour l’exercice 2020. « Passé ce délai, il sera difficile pour obtenir le financement », a prévenu le ministre.

La deuxième est, quant à elle, d’ordre technique. Le projet étant financé par la JICA, tout ce qui reste à faire, c’est d’obtenir l’adoption du projet d’édit par l’Assemblée provinciale de Kinshasa et enfin, la troisième est purement financière. La RDC, à l’instar de vingt-cinq autres pays, est appelée à faire la promotion du projet d’édit.

Parlant de source de financement du Plan directeur des transports urbains de la ville de Kinshasa, il a indiqué que l’exécution du plan sera assurée par plusieurs financements : bilatéral, multilatéral et public-privé.
S’agissant de la préoccupation relative à l’expropriation des personnes qui habitent le long de l’avenue Université, le ministre provincial a fait remarquer « que nous ne sommes pas encore là car on est encore à l’adoption du projet d’édit ». Et de préciser : « C’est après que sera déterminée la hauteur de l’indemnisation ».

 

 

Florent N’lunda N’silu

 

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