Pourquoi Vital KAMERHE Bloque-t-il la Mission de l’inspection générale des finances, si l’affaire est fausse ?

Tout paraissait du sophisme du génie quand d’aucuns border d’un trait les ambitions ténébreuses et nébuleuses de VITAL KAMERHE pour les élections de 2023. Nonobstant, il semble plus lucide aujourd’hui de prouver ce que dissimule réellement celui-ci. En effet, après plus de huit mois au pouvoir sans la mise en place du gouvernement, FELIX TSHISEKEDI fait pour la première fois face à une affaire de détournement de 15 millions de dollars où son proche allié et collaborateur, VITAL KAMERHE est cité. Selon la contenance du rapport d’une mission d’enquête qui a notamment fuité sur les réseaux sociaux, ces 15 millions que l’Etat devait rembourser aux opérateurs pétroliers, auraient disparu.

Rappelons légèrement que tout commence en juillet dernier, une première mission de contrôle est effectuée par l’Inspection générale des finances sur le paiement des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Dans son rapport final, dont une copie a notamment fuité sur les réseaux sociaux, la mission met en cause plusieurs personnalités pour mauvaise gestion de fonds publics, dont Vital KAMERHE. Elle renseigne par ailleurs une perte d’environ 15 millions USD de bonus de l’Etat, au terme d’une opération de remboursement de la créance de 100 millions USD, par le trésor public aux sociétés pétrolières.

Cela pour compenser le manque à gagner des sociétés pétrolières réclamées résultant du gel des prix des produits pétroliers par le Gouvernement entre 2017 à juillet 2019. KAMERHE pointé du doigt “En date du 10 mai 2019, le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat avait, par sa lettre 0957/05/2019, demandé au Directeur général de la RAWBANK de virer le montant de la décote dans le compte au lieu du compte utilisé habituellement “, renseigne le rapport. Selon la RFI, cet argent a été retiré dans les deux semaines qui suivent, en plusieurs fois, citant des relevés bancaires.

En outre, dans un courrier attribué à Vital KAMERHE qui circule sur les réseaux sociaux, le chef de l’Agence nationale de renseignements (ANR) demande un audit de tout l’argent dépensé par les différents ministères depuis l’investiture de Félix Tshisekedi en janvier dernier. Le directeur du cabinet de la présidence ni son origine en estimant que « monsieur le président de la république, Chef de l’Etat et moi-même, n’avons aucunement autorisé une quelconque mission de contrôle ».

L’AFFAIRE 15 MILLIONS, EST-CE UN LEURRE POUR DESTABILISER LE TANDEM FATSHI-KAMERHE ?

Dès la révélation de ladite affaire, certaines voix de CACH sont montées au créneau pour condamner la diabolisation visant à déstabiliser le partenariat FATSHI-KAMERHE. Cependant avant de m’immiscer au cœur de ce débat houleux, il faudrait poser la question, a qui profiterait cette déstabilisation du CACH, est ces les proches du président TSHISEKEDI, KABILA ou l’occident ?

Les proches du président TSHISEKEDI ? Certes, depuis un grand moment, les proches du chef de l’Etat trouvent Vital KAMERHE trop encombrant, d’où il y a souvent des dysfonctionnements au sein du cabinet, la semaine d’avant, Félix TSHISEKEDI a été obligé de soutenir publiquement son Directeur de cabinet autour d’une séance à la Présidence, fustigeant ses propres Conseillers. Des lettres d’un bras de fer entre Vital KAMERHE et des Conseillers de Félix TSHISEKEDI ont également été diffusées sur les réseaux sociaux. Depuis un temps, l’immaturité, les confusions et le manque du professionnalisme dans le cabinet du chef de l’Etat ne cessent de battre son plein et d’inquiéter la population congolaise ; à l’instar des fautes de français dans les documents officiels, la publication de documents top secret sur les réseaux sociaux, la nomination frauduleuse de certains membres à la présidence à l’insu du directeur de cabinet, les erreurs des formes dans les ordonnances du président de la république au moment où Vital KAMERHE, qui est réputé le génie de l’administration continu à présider la présidence.

A part ses bras de fer avec certains membres de la présidence, Vital KAMERHE serait également accusé dans plusieurs affaires de détournement ; pour certains, ceci vient renforcer l’argument selon lequel, le chef du cabinet cherche à s’enrichir pour agrandir son parti politique comme l’AFDC-A en vue d’augmenter son poids politique et se rendre incontournable dans les élections précédentes, parce que l’avenir semble très flou.

KABILA ? Cette option est à écarter, parce que déjà en tenant compte de rumeurs circulant sur la décision de Joseph KABILA d’interdiction de l’entrée de Vital KAMERHE au gouvernement, précisément à la vice-primature de l’intérieur, pour y jouer le rôle du n°2 de l’équipe Ilunga. Kabila serait également au courant des manœuvres que mettent en place les stratèges de Félix TSHISEKEDI, pour s’en débarrasser de Vital KAMERHE, -un directeur de cabinet très encombrant et trempé dans plusieurs accusations de détournements.

Ces rumeurs indiquent que l’ancien président de la République a déclaré que KAMERHE doit faire de son mieux pour garder son poste de directeur de cabinet, cela bien entendu en dépit du fait que Félix TSHISEKEDI et son entourage aménagent de le chasser. Entre temps, les membres du FCC, s’arrangent à activer une motion contre le président de l’UNC, pour obtenir son départ du gouvernement, Si jamais, le CACH faisait de KAMERHE vice-premier ministre de l’intérieur ou si jamais KAMERHE venait à faire son entrée au gouvernement.

L’occident ? Selon certaines opinions internationales, VITAL KEMERHE serait un grand informateur de l’ex président KABILA sur les secrets de la présidence, c’est ainsi qu’il apparait dans toutes les sorties et les négociations nationales qu’internationales auprès du chef de l’Etat. D’où le recours à la déstabilisation de ce tandem pour précipiter le départ de celui-ci.
Cependant, en référence des toutes les options précitées, rien ne semble convaincant pour expliquer conséquemment le présumé auteur de la stabilisation de tandem FATSHI-KAMERHE, parce que le fait est réel et non inventé.

Pourquoi Vital KAMERHE Bloque-t-il la Mission de l’inspection générale des finances, si l’affaire est fausse ?

Soulignons qu’après les arrestations du gouverneur provincial Guy MATONDO et le président de l’assemblée nationale JOHN NSINGI, la population avait pressenti un nouveau vent dans la gestion de la république par le nouveau régime, malheureusement, l’affaire de 15 millions et le blocage de la continuité de la mission d’inspection générale de finances replongent une fois de plus l’opinion congolaise au cœur des doutes. Cette décision fait monter au créneau les Activistes Congolais qui la qualifient d’illégale. Ces derniers désapprouvent par ailleurs ce courrier, car elle entrave l’audit de l’Inspection Générale des finances à la demande de l’Agence nationale de renseignement (ANR), sur les décaissements des fonds publics.
Pour rappel, dans une correspondance du cabinet de la présidence de la république datant du 24 août 2019, le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe enjoint à l’Inspection Générale des Finances de mettre fin à toutes ses missions de contrôle de la gestion des finances publiques. La décision du Directeur de cabinet du Chef de l’État a été signifiée au Ministre des Finances et transmis copie pour information à l’Inspecteur Général des finances.

Il s’agit de la réponse un peu fragmentaire du Directeur de cabinet à la demande du Ministre des finances, d’une séance de travail avec le Directeur du trésor et d’ordonnancement avec l’Inspecteur Général des Finance. « Monsieur le président de la république, Chef de l’Etat et moi-même, n’avons aucunement autorisé une quelconque mission de contrôle. L’Inspection Générale des finances étant placée sous l’autorité de la Présidence de la république, il est ainsi clair que cette fameuse mission est nulle et de nul effet. L’Inspection générale des finances, qui me lit en copie, est enjoint d’arrêter, dès réception de la présente, cette mission », s’emporte Vital KAMERHE.

Il est vrai que le décret de 2003 modifiant et complétant l’ordonnance-loi du 17 septembre1987, portant création de l’Inspection Générale des Finances place cette institution sous l’autorité du Président de la République. Mais, signalons que Lors d’une première mission de contrôle sur le paiement des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières, plusieurs personnalités ont été misent en cause pour mauvaise gestion de fonds publics effectuée en Juillet2019 par cette institution supérieure de contrôle des finances publiques en juillet 2019, il s’est avéré clairement que plusieurs personnalités étaient impliquées dont Vital KAMERHE.

Le Directeur de cabinet du Chef de l’État était pointé du doigt par cette mission pour une affaire de la perte d’environ 15 millions USD de bonus de l’Etat. Et ce, au terme d’une opération de remboursement de la créance de 100 millions USD par le trésor public aux sociétés pétrolières afin de les compenser à cause manque à gagner résultant du gel des prix des produits pétroliers par le Gouvernement entre 2017 à juillet 2019. D’où ce blocage de la mission de contrôle parle Directeur de Cabinet du Président de la République laisse croire que ce dernier veut juste empêcher que des squelettes soient sortis de son placard. Tout en sachant également que sur demande de l’agence Nationale de Renseignement, ANR en sigle, l’Inspection Générale des Finances (IGF) a débuté depuis le 21 août une mission de contrôle de la gestion des comptes publics de la période comprise entre janvier 2019 jusqu’à nos jours.

Bref, l’Etat de droit prôné par le président de la république ne visait pas une catégorie ou un groupuscule des gens plutôt tout le monde sans exception. C’est ainsi que le contrôle et la suivie s’étend également à tout le monde pour un nouveau départ de la république. En dépit, des arguments ci haut mentionnés, il s’avère impérieux au président de permettre l’ouverture de ce dossier pour inculper tous les concernés dans ladite affaire parce que le châtiment commence d’abord dans sa propre maison puis s’étend sur les restes de branches. Pour une question d’honneur, nous demandons également à Vital KAMERHE de démissionner pour préserver son image comme BOSHAB en 2OO2.

 

 YVES NSIALA

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