RDC : Affaire 15 Millions de dollars, Vital KAMERHE coincé au mur 

Le militantisme inféode les membres de l’UNC de croire que l’affaire 15 millions est purement fomentée par ses détracteurs pour déstabiliser le tandem FATSHI-KAMEREHE. Cela ne ferait l’ombre d’aucun doute, après de nombreux jours d’enquêtes menées par les inspecteurs des finances concernant la disparition d’un montant de 15 millions de dollars américains comme royalties des opérateurs œuvrant dans le domaine du pétrole. Pour eux, ces détracteurs cherchent à obscurcir la marque de cette personnalité qui n’est pas citée dans les moindres circonstances de détournements dans sa carrière politique. Et qu’il faudrait mentionner avec ancre noir sur le papier blanc que Vital KAMERHE n’a pas touché au pot de vin, ni mêlé à un quelconque détournement.

 

A les entendre dire, le premier à l’innocenter c’est le rapport rendu public par l’Inspection générale des finances (IGF), institution ayant reçu mission d’auditer les entités bénéficiaires de toute sortie des fonds publics depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Il s’agit d’une enquête qui concerne en particularité le financement servi à l’exécution du programme d’urgence du président de la république intitulé 100 jours. Une mission diligentée par l’Agence nationale des renseignements, confiée par la suite aux inspecteurs des finances. Ils poursuivent, en disant qu’après un tonnerre d’agitations qui n’a pas laissé la place à la réplique du Directeur de Cabinet de s’expliquer, ce sont les inspecteurs eux-mêmes qui se sont mis à l’évidence afin de commencer laver l’image leur victime expiatoire. Vital KAMERHE comme Directeur de cabinet, son nom est cité dans un rapport de l’IGF à la traque de 15 millions dont les traces sur leur disparition demeurent fraichement indélébiles dans le hall bancaire d’une banque privée de la capitale.

 

Il cité d’avoir ouvrir un compte libellé « Comité de suivi programme/PR. Ce compte n’a ni reçu ni sorti des fonds. « En date du 10 mai 2019, le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat avait, par sa lettre 0957/05/2019, demandé au Directeur Général de la RAWBANK de virer le montant de la décote dans le compte 01061555601-27 « COMITE DE SUIVI PROGRAMME/PR » (Annexe 6), mais la décote a été virée dans le compte du comité de suivi des prix des produits pétroliers », retrace le rapport signé conjointement par les contrôleurs et les inspecteurs des finances.

 

Cependant, il faut souligner haut et fort, qu’en dehors de prétexte évoqué par ceux-ci, le détournement de 15 millions reste totalement une vérité.

 

Pourtant vital KAMERHE est bel et bien cite dans le rapport IGF

 

Le pro-KAMERHE estime, que ce même rapport de la mission mandatée par l’ANR établi que, seul le compte traditionnel « Comité de suivi » qui a inlassablement été usé de ce compte pour ce genre d’opérations a eu accès aux 15 millions dollars. C’est sur ce compte que ladite somme a pris la poudre d’escampette. Les deux personnes signataires de ce compte sont citées nommément dans le rapport des experts contrôleurs.  « Selon les fiches de signataires détenues par la RWABANK, ce compte a comme mandataires (Annexe) : Monsieur Georges Yamba NGOIE, conseiller chargé des questions financières et des produits stratégiques au cabinet du ministre de l’économie nationale ; Monsieur Célestin Twitte YAMWEMBO, secrétaire général à l’économie nationale. Les signataires précités sont, à ce stade d’exécution de la mission, comptables de la justification de 14.775.000 retirés au profit du Comité de suivi des prix des produits pétroliers », ajoute le rapport.

 

En effet, au cours de son interview accordée à Jeune Afrique, l’ancien président de l’Assemblée nationale et directeur de cabinet du président Felix Tshisekedi, En dépit, du haut de sa grandeur, Vital KAMERHE, s’est limité à réaffirmer sèchement qu’il n’y a jamais eu détournement de 15 millions de dollars et que son nom n’a jamais figuré dans un rapport des inspecteurs financiers. Il n’y a pas eu de détournement.

Ces 15 millions là proviennent d’une ligne de crédit de 100 millions qui avait été ouverte par le ministère de l’économie. Il s’agit d’une décote et c’est une opération régulière. D’ailleurs, lorsque l’IGF a porté plainte auprès de l’inspecteur général de la brigade contre les crimes économiques, celui-ci a classé le dossier. C’est bien la preuve qu’il n’y a pas eu de détournement.

 

Cependant, lorsqu’on lit le rapport de l’IGF à sa page 8 sur les responsabilités, l’enquête de l’IGF cite le Directeur de Cabinet du Président de la République qui en date du 10 mai 2019 avait dans une missive référencée 0957/05/2019 demandé au Directeur général de la RAWBANK de virer le montant de la décote dans le compte 01061555601-27 “comité de suivi programmeur” au lieu du compte utilisé habituellement par le comité de suivi des présidents des produits pétroliers pour ces fonds. Est-il que contrairement à ce que raconte vital KAMERHE, le dossier n’est pas clos mais transféré par l’inspecteur général des finances à la cour de cassation. Ce qui amène l’opinion congolaise à s’interroger : ” Vital KAMERHE dit dans son interview avec Stanys BUJAKERA pour Jeune Afrique qu’il n’a jamais été cité dans le rapport de l’IGF. Qui est donc le Directeur de cabinet de la présidence de la république qui avait signé la lettre 0975/05/2019 adressée à RAWBANK et dont il est question ici ?

 

Certes, la procédure de l’audit par l’igf est irrégulière, mais où est parti les 15 millions de dollars ?

 

Après que l’IGF ai rendu son rapport, l’Agence nationale des renseignements (ANR) lui a demandé d’auditer les dépenses des ministères depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir. Cependant, KAMERHE s’est intervenu pour demander la suspension de l’audit et a écrit en ce sens au ministère des Finances, parce que si l’ANR avait besoin d’éclaircissements, elle aurait dû les demander au ministère des Finances ou du Budget, estime-t-il. L’IGF dépend de la présidence et l’ANR n’avait rien à demander à son insu. C’est de la rébellion administrative ! Tout cela se résume à un petit complot inutile et mal monté, renchérit-il.

On n’en disconvient pas, mais où sont passés les 15 millions de dollars ?

Ainsi donc la question demeure : Monsieur le Directeur de Cabinet : où sont passés les 15 millions d’USD ?

Par : YVES NSIALA

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