RDC : Deux mois après son arrestation, Guy Matondo attend la décision sur sa mise en liberté provisoire ce 18 septembre  

L’ancien ministre provincial des Finances de Kinshasa, Guy Matondo, attend avec espoir la décision portant sur sa mise en liberté provisoire ce mercredi 18 septembre 2019. Il était devant les juges de la Cour de cassation, le lundi dernier, suite à une plainte déposée par le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

La partie défenderesse a, d’abord, expliqué aux membres de la composition que cette plainte relevait d’un problème personnel puisqu’il n’y a, dans le dossier, aucun document qui prouve la mise en accusation de Guy Matondo par l’Assemblée provinciale, dont les décisions sont toujours soumises au vote.

En même temps, ces avocats ont sollicité la mise en liberté provisoire de leur client, au motif que la détention au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, selon le délai requis par la loi était de 15 jours.

Par conséquent, si à l’heure de l’ouverture de ce procès le délai était déjà dépassé, la mise en liberté de ce dernier s’avère évidente pour continuer à répondre aux invitations de la justice.

Les juges de la cour ont posé en substance de questions de précision auprès du concerné. Parmi ces questions, figure un aperçu général de la gestion des finances de la ville de Kinshasa.

Il a été question de comprendre l’ordre établi dans les recettes comme dans les dépenses, les outils ainsi que le personnel nécessaire dans cette chaine. La composition avait voulu également savoir la date exacte de la cessation des activités de Guy Matondo en tant que ministre. « J’ai été suspendu le 8 mai 2019, avant même la remise et reprise avec mon remplaçant », a lancé l’incriminé.

Selon, les avocats de la défense, leur client n’avait pas été notifié de sa suspension de manière écrite, et l’Assemblée provinciale n’a pas non plus donné une approbation écrite de cette démarche.

Face à ces éléments, la Cour a promis de se prononcer ce mercredi 18 septembre 2019 sur l’ordonnance de la liberté provisoire, conformément au délai prescrit par la loi.

Une prochaine audience est prévue dans les deux prochaines semaines. La Cour fera appel, aux représentants du Gouvernement provincial, de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, et de certains fonctionnaires proches de l’ancien ministre des Finances pour plus d’éclairage.

 

Yves NSIALA

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