RDC: Félix Tshisekedi explique sa politique du développement à la diaspora

« Nous avons également le chantier de la diversification de notre pays. Les activités minières qui devraient être un bonheur pour notre pays sont la source de tous les malheurs. Nous avons décidé de sortir du tout minier aller principalement dans le domaine de l’agriculture. Nous sommes sur le chantier de l’agriculture qui est un véritable eldorado. Ainsi, le sol congolais pourra prendre sa revanche sur le sous- sol », a-t-il déclaré.

Il a dénoncé la « mauvaise gestion » du précédent régime.

« C’est vrai que les mines nous ont causé des malheurs, mais c’est surtout parce qu’il n’y avait aucune organisation sérieuse dans le secteur. S’il y avait une organisation, on n’en avait pas tenu compte et on a préféré ruiné l’économie minière. Nous allons remettre de l’ordre en nous conformant aux lois à vigueur », a-t-il ajouté.

Devant environ 4000 personnes, le président congolais a évoqué la valeur ajoutée qui est attendue dans le secteur minier. « Nous allons nous réapproprier de la vente de nos minerais. Nous allons travailler sur la valeur ajoutée. Il est temps que les terres congolaises ne soient pas que les terres d’exploitation. Il est temps qu’elles deviennent des terres de transformation », a

t-il précisé.

S’étendant sur le potentiel agricole du pays, il a insisté sur la lutte contre la pauvreté. « J’ai même un conseiller spécial chargé de l’aider à lutter contre la pauvreté. Dans les jours qui viennent nous proposerons aux congolais notre programme de lutte contre la pauvreté et vous verrez qu’il est ambitieux et porteur d’espoir », a-t-il ajouté.

A ceux qui l’accuse de trop promettre, il a sa réponse : « Après le combat de la conquête du pouvoir, un autre combat commence (…). C’est l’ambition qui m’anime, je l’ai promis et je ne suis pas homme à promettre en vain. Je vais le réaliser.

Je vais remettre aux congolais leur droit de vivre dans un pays unifié et pacifié ». TSHISEKEDI : « je suis en train de lutter contre la corruption qui avait caractérisée son système, je ne suis pas une marionnette, mais un allié »

Abordé par les journalistes belges, Félix Tshisekedi a répondu à Martin FAYULU en égratignant son allié

Joseph Kabila en même temps. Non, il n’est pas une marionnette et il a tenu à le dire avec un petit sourire. « Il a le droit de dire ce qu’il veut. Ce que je prouve sur le terrain prouve que je ne suis pas une marionnette. J’ai libéré tous les prisonniers politiques, ce que lui n’avait pas fait. J’ai ramené au pays tous les exilés politiques, y compris un de ses adversaires les plus acharnés. Je ne crois pas qu’une marionnette puissent faire cela », a-t-il dit.

Un allié, un non une marionnette. « Je suis en train de lutter contre la corruption qui avait caractérisée son système et j’améliorer la qualité de vie des congolais. Je ne suis pas sa marionnette, je suis son allié parce que nous avons décidé de nous mettre ensemble pour diriger le Congo et le diriger autrement », a-t-il ajouté.

Et pour lui, les rôles sont très clairs : c’est lui qui nomme, c’est celui qui peut révoquer malgré le fait que le FCC dirige quasiment toutes les institutions des parlements aux gouvernements.

« Ce ne veut rien dire. C’est moi qui nomme. Si c’est moi qui nomme je peux révoqué si le ministre ne fait pas bien son travail », a-t-il ajouté.

Ces propos rappellent l’épisode marqué du mois d’avril quand le Front Commun pour le Congo s’était indigné publiquement après que l’ancien opposant ait dit sa volonté de déboulonner « le système dictatorial passé ». « Je vais m’attaquer à tout ce qui a avili les citoyens congolais et qui a contribué à affaiblir le développement de notre pays.

Ces antivaleurs, ces brimades, ces corruptions, ces habitudes de traquer les opposants qui émettaient un son contraire, si nous allons dans une coalition avec le FCC, c’est autour de ce principe que je viens de vous étayer, ce n’est pas autour de ce qu’ils faisaient avant. On va se mettre ensemble, mais autour de la nouvelle vision, de la nouvelle approche qui est la mienne. Pas question de replonger dans les travers du passé. C’est ça que je vais déboulonner », avait nuancé ses propos tenus à la causerie avec la communauté congolaise vivant à Washington.

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