Nos sanctions ne sont pas liées aux résultats des élections de 2018 » (Pham)

« Nos sanctions ne sont pas liées à l’élection ou aux résultats des élections. Nos sanctions sont liées à des perturbations des droits humains, à la corruption et à l’ingérence dans le processus électoral bien avant l’élection de 2018 », a fait savoir, ce lundi, Peter Pham à l’issue d’un entretien avec le Président Félix Tshisekedi à Washington.

À en croire l’envoyé spéciales États-unis dans la région des grands-lacs, ces sanctions ne seront pas levées de si tôt.

« Les sanctions, c’était pour aider le peuple congolais qui a exprimé la volonté pour le changement. Les sanctionnés sont des personnes qui ont commis des violations des droits humains, la corruption, l’ingérence dans le processus électoral. Ce n’est pas passé. Ce n’est pas le jugement du gouvernement actuel qui a un partenariat à privilégier avec les États-unis », nuance-t-il.

Comment lever les sanctions américaines ?

À six mois des élections de décembre 2018, le gouvernement américain avait annoncé de nouvelles sanctions contre des officiels congolais, sans préciser leur identité. D’après les États-unis, ces sanctions visaient des personnes impliquées dans des faits de corruption en lien avec le processus électoral, interdites d’entrer sur le territoire américain.

Washington refuse pour le moment de donner plus d’information. Le département d’Etat dit ne pas être obligé de rendre ces noms publics, qu’il s’agit d’une stratégie et que les Etats-Unis ont déjà procédé ainsi dans le passé.

À l’époque, l’ancien Président de la République Joseph Kabila était soupçonné de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà du 23 décembre. Une certaine opinion l’accusait de vouloir briguer un troisième mandat.

Plusieurs organisations, notamment celles de la société civile, avaient alors dénoncé des violations en matière de liberté d’expression. Plus d’une dizaine de personnalités et responsables de l’administration Kabila avaient été visés par des sanctions de l’Union européenne (UE), qu’elle accuse de violations des droits de l’homme.

Les États-unis disent attendre notamment que la justice congolaise se saisisse du dossier et dise le droit au regard des éléments qu’ils disent être prêts à lui remettre.

Consolider la paix et la prospérité

Le Président Félix Tshisekedi a également reçu, ce lundi à Washington, la sous-secrétaire d’État chargée des affaires africaines, Geeta Pasi. La paix et la sécurité en RDC ainsi que dans la sous-région des grands-lacs était aussi au menu de cet entretien.

« Vous savez qu’on a un partenariat pour la paix et la prospérité en RDC. En fait c’est vers ces deux buts qu’on travaille ensemble et étroitement avec le gouvernement. On est très fier d’être un partenaire préféré et je pense que notre réunion a pu avancer les questions qu’on discute », explique Geeta Pasi.

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