BENI : Controverse autour de l’interdiction Aux Civils d’accéder aux Zones Rouges

La société civile de Beni s’interroge sur les vrais mobiles qui ont présidé à la décision d’accéder aux zones dites « rouges ». Pour les uns, cette mesure est salutaire. Mais, d’autres estiment l’armée congolaise qui a décrété cette mesure ne l’a pas délimité dans le temps et dans l’espace. Ces derniers aimeraient avoir des autorités militaires plus de précision quant à ce.

Il y a quelques jours, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), par le biais du général de brigade Sylvain EKENGE, un des communicateurs des FARDC en charge des opérations, avaient interdit aux civils d’accéder dans les zones rouges où sont envisagées les opérations d’envergure. Cette mesure de l’armée est controversée et perçue de diverses manières par la société civile locale.
Les uns croient en cette mesure qu’ils jugent salutaire et promettent de l’observer. Cependant, les autres la trouvent insuffisante dans la mesure où l’armée n’a pas, non seulement spécifié ces « zones rouges », mais aussi, elle n’a pas fixé jusqu’à quand ces zones seront-elles rouges et non fréquentables. C’est ce que pense la société civile de Beni qui salue la mesure mais toutefois, elle plaide pour que cette décision des autorités militaires soit définie dans le temps et dans l’espace.

« La mesure est vraiment salutaire pour nous les cultivateurs de MAYANGOSE et d’autres zones rouges. Cependant, nous demandons que l’armée délimite cette mesure dans le temps et l’espace. Qu’on dise par exemple : vous irez aux champs à deux kilomètres d’abord, après deux semaines ainsi de suite, jusqu’à ce que la zone soit pacifiée totalement », a souhaité KIZITO Bin HANGI, président de la société civile de Beni, cité par Laprunellerdc.info.

 

En outre, KIZITO Bin HANGI fustige la décision de l’armée qui veut que désormais, les civils demandent l’autorisation avant de se rendre dans leurs champs car, avance-t-il, ils ne sont pas tous dans un même périmètre. De son point de vue, le lancement des opérations pour anéantir complètement les ADF serait le plus important. Car, argue-t-il, même être accompagné de l’armée, le risque des embuscades ADF sera toujours présent.
Qu’à cela ne tienne, la société civile de Beni appelle la population au respect de cette mesure de l’armée, en attendant toutes les précisions. Parce que, selon Lewis SALIBOKO, premier rapporteur de la société civile de Beni a affirmé à Laprunellerdc.info que, seule l’armée sait le bien-fondé de cette mesure.

 

P.A.A

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