KINSHASA : Les Kinois à l’abri de l’insécurité

En RDC, l’insécurité continue de gagner du terrain. En une semaine, les médias locaux dressent un bilan de quatre morts et des blessés. Une situation qui inquiète autant les Kinois que le gouvernement. Pour cela, les Kinois redoutent que « l’insécurité se transporte de l’Est à l’Ouest », en appelant le gouvernement, via son Ministère de l’Intérieur aux mesures sécuritaires appropriées.

 

Au cas contraire, la situation risque d’empirer un policier a été tué dans la nuit du 1er au 2 novembre 2019, dans la commune de Kisenso, à Kinshasa. L’infortuné, Ngongo Tshonda, n’a pas survécu à la charge sur sa tête d’un moellon lui jeté intentionnellement par des personnes identifiées comme des kulunas, membres d’un gang réputés dans le banditisme urbain, informe le commissariat provincial de la police-ville de Kinshasa.

Cette scène tragique s’est produite vers minuit dans une parcelle située sur l’avenue Kingo n° 2, au quartier Dingi-Dingi. Ngongo Tshonda était agent de police de deuxième classe et était affecté au commissariat Kisenso II. Deux des présumés auteurs du meurtre ont été arrêtés, tous habitent le même quartier. Ils ont été mis à la disposition du tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete. Un procès public est prévu dans la parcelle où le crime a été commis.

A ce sujet, certains Kinois accusent la Police de manque des stratégies efficientes pour traquer les bandits, communément appelés « kuluna ». « On en a marre de voir comment l’insécurité prend de l’ampleur dans la ville de Kinshasa. Apparemment, les responsables semblent être incapables de sécuriser les personnes et leurs biens. Sur ce, nous craignons que cette insécurité ne se transporte de l’Est à l’Ouest », redoute Jean-Marie, un étudiant au Département des Relations internationales à l’Université de Kinshasa. Et d’ajouter que « censée de veiller à la sécurité de la population, la police a failli à sa mission ».

Réagissant aux actes de criminalité qui se sont passés dans certains coins de la capitale, certains Kinois estiment que si l’État ne fait pas attention, la situation va empirer. D’où, il faut donc parer au plus pressé, de peur de vivre un effet de contagion pouvant embraser toute la ville. « Il revient à l’État de trouver urgemment des stratégies efficaces pour enrayer ce climat de terreur qui veut qui veut se propager », alerte Robert TSHITENGE, un conducteur de taxi-moto.

Vendredi, le Conseil des ministres disait avoir observé une psychose latente consécutive à des actes de criminalité dans certains coins de Kinshasa, rappelle-t-on. Dans cette optique, le Mouvement de libération du Congo (MLC) annonce des manifestations afin d’exiger la fin de l’insécurité tant à Kinshasa que sur toute l’étendue du territoire national.

 

Hervé NTUMBA

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