Élection du rapporteur adjoint à l’Assemblée nationale : la bataille se joue entre les pro-Katumbi et les pro-Bemba

L’opposition politique de la RDC peine toujours à aplanir ses divergences. Prévue le 21 novembre, l’élection pour élire le rapporteur adjoint à l’Assemblée nationale se jouera désormais entre les fidèles de Katumbi et les pro-Bemba. Alors que ces derniers devraient parler un seul langage afin de porter le choix sur un seul candidat capable de résister face aux membres du bureau issus de duo « FCC-CACH ». Malheureusement, l’opposition propose plusieurs noms pour le poste de chef de file. Une élection qui risque probablement d’aggraver la crise au sein de cette coalition « Lamuka ».

S’y rendant en ordre dispersé, les membres de la principale coalition de l’opposition « Lamuka » n’ont pas réussi à accorder leurs violons. Conséquence : la bataille se jouera entre les pro-Katumbi et les fidèles de Bemba.

Dix mois après l’accession de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême, l’opposition n’arrive toujours pas à jouer un franc jeu afin d’occuper sa place sur la scène politique. À l’Assemblée nationale, elle n’a obtenu qu’un poste, celui de rapporteur adjoint. Du côté de l’ancien gouverneur du Katanga, il y a deux candidats. Le premier, c’est Chérubin Okende, député membre du groupe parlementaire AMK et alliés. Cet ancien membre de la cellule de communication de la majorité présidentielle de Joseph Kabila a été depuis porte-parole de Moïse Katumbi.

Toujours dans le camp de ce dernier, il y a le député Mundia Pétillon, un proche de Pierre Lumbi, l’ancien conseiller sécurité de Joseph Kabila et très proche de l’homme d’affaires katangais. Il dit être le candidat du bureau politique d’Ensemble pour le changement. Moise Katumbi lui-même ne s’est pas exprimé.
Toutefois, l’ancien vice-président, Jean Pierre Bemba, n’a qu’un seul candidat : le député Jacques Lungwana, secrétaire général adjoint en charge de la logistique et des finances de son parti Mouvement de libération du Congo (MLC). A signaler que son groupe parlementaire ne se limite pas au parti de Jean Pierre Bemba. Il y a un deuxième candidat, Albert-Fabrice Puela, membre de la Dynamique de l’opposition chère à Martin Fayulu.

L’ancien candidat Martin Fayulu, à la présidentielle, dit ne pas être concerné par ce débat, attendu qu’il ne reconnaît toujours pas les résultats des élections. Quant à lui, toutes les institutions en place sont illégitimes.

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