Tensions inter-communautés au Nord-Kivu : les Hutus Congolais dénoncent la pression tribalo-ethnique dont ils sont victimes de la part de leur concitoyen Nande

Les Jour A femmes et enfants Hutus , obligés de retourner dans leur territoire par certains concitoyens identifiés comme Nande
Depuis peu, un conflit latent s’observe entre les communautés hutus congolaises et Nande malgré que ces dernières donnent l’impression de vivre en harmonie au Nord Kivu. Le Président de la communauté hutu de Goma, Emmanuel Gashamba a présenté son indignation ce mardi 19 mai 2020 à la presse. Peu après, il a procédé à un retour forcé d’une vingtaine des membres de sa communauté chassés à Kanyabayonga après avoir tenter de suivre leur famille en Ituri via Butembo. Très en colère, ils les mettent en garde sinon, ils vont se prendre en charge.

les victimes de ce traitement et leurs frères de Goma , peu avant de monter sur des véhicules pour retourner à Masisi
Emmanuel GASHAMBA soutient qu’il ne comprenne pas la haine tribale leur infliger par les compatriotes Nande en province du Nord-Kivu. Pourtant, ils sont appelés à vivre ensemble malgré les diversités culturelles : « nous sommes très navrés parce qu’ en date du 14 mai dernier, il y a des hommes, des femmes et des enfants de la communauté Hutu qui ont été interceptés à Kihisi dans un véhicule de transport en commun et ont été obligés de retrousser leur Chemin » déclare-t-il en poursuivant qu’ils sont de retour à Masisi car provenant de Kishishi à Bambo dans le territoire de Rutshuru. Selon ce responsable, ces familles composées pour la plupart des femmes et des enfants fouillaient les atrocités entre les FDLR et l’armée rwandaise. Maintenant après deux semaines ayant appris l’accalmie dans le Masisi, ils s’organisent pour rentrer chez eux. Curieusement certains jeunes filles et garçons de la communauté Nande leur ont bloqués l’accès aux moyens de transport en commun et sont parvenus à intoxiquer les propriétaires des FUSO pour que, ces congolais ne puissent pas voyager, ce qui est une grave violation à la liberté des personnes garantie pourtant par la constitution se désole Emmanuel Gashamba.

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Ils ont été stigmatisés

Il encore regrette le fait qu’après avoir subi cette humiliation, ces jeunes parlant la dialecte Nande ont alertés la police de la Mairie. Cette dernière est venue prendre manu militari ces compatriotes bien identifiés avec les pièces d’identités en main. Le même jour, il y aurait un nombre de 21 Hutus qui venaient d’arriver à Kilijiwe, dans la ville de Goma en provenance de Luhanga. Ces derniers ont fuit également les affrontements entre Nyatura et NDC rénové dont les médias informent chaque jour. Ils seront inquiétés dans les familles d’accueil, les qualifiant comme des réfugies Burundais par la même communauté précitée. Un retour forcé dans leur milieu d’origine sera organisé : « mais soudainement certains jeunes identifiés comme Nandes se sont mis ensemble pour appeler la police qualifiant ces Hutus des FDLR, soit des burundais qui revenaient au chef-lieu de la province du Nord Kivu » dénonce-t-il en ajoutant que la police les a amener à la Mairie et après des enquêtes, elle s’est finalement t rendu compte que ce sont les Hutus qui venaient de Luhanga et seront relâchés. Emmanuel Gashamba dit être alerté ce 18 mai 2020 par le Président territorial de la communauté Hutu à Rutshuru au sujet de 44 membres de sa communauté qui ont été cillement choisis dans 3 bus éparpillés, au niveau de Kanyabayonga. Les agents de l’ordre ont demandés à chaque membre de la communauté Hutu de sortir du bus et rester à cause du confinement. Un faux alibi en béton crée de toutes pièces dénonce Emmanuel en soulignant qu’ils se rendaient dans la province de l’Ituri pour se rendre au deuil des membres de leurs familles qui vivent déjà dans ce coin de la RDC. Il dénonce également la stigmatisation car les autres communautés ont été autorisées de voyager mais seul sa communauté a été pointée du doigt pour être bloquée.

Il reconnait que les Nandes sont acteurs de développement

Il félicite par ailleurs les actions positives de développement ensemble avec les deux communautés en conflit mais ne comprend d’où provient cette haine tribale à l’égard de la communauté Hutu dont il est Président Provincial et se retrouvent partout comme dans la politique, à l’école… mais sur le plan de déplacement les Nandes annoncent une grave haine tribale envers sa communauté car à Masisi, à Rutshuru, à Walikale et dans les territoires de la province du Nord Kivu, les Nandes vivent sans être inquiétés par les autres communautés.

Le Représentant de la Communauté Hutu du Congo au Nord-Kivu émet le vœu de voir que les politiciens puissent cesser de manipuler les jeunes Nandes créant ainsi une haine tribalo-ethnique contre les Hutus. Il pense que , ceci peut créer des incidents graves un jour dont il sera difficile de rectifier dans un court délais. Gashamba a martelé que, les Hutus se retrouvent dans plusieurs pays de l’Afrique comme au Rwanda, en Ouganda, au Burundi, en Tanzanie, au Zimbabwe. Il a fini sa dénonciation par un appel à la cohabitation pacifique entre les communautés mais aussi organisé un dialogue franc entre ces deux communautés afin de trouver une solution durables à leurs problèmes. Contacté, un habitant de Kilijiwe , de la communauté Nande mise en cause , répond que c’est un faux débat car selon lui , on ne peut pas se déplacer en masse dans une région en proie à l’insécurité comme Beni et Butembo. Mbusa Boyoli en dit plus : « nos frères Hutu doivent savoir que la sécurité est une affaire de tous. Pourquoi ce sont eux seulement qui peuvent voyager en grande équipe ? Butembo et Beni enterrent toujours nos morts et devons être prudents » insiste-t-il en ajoutant qu’ils attendent un moment favorable pour voyager et seul un à un sinon ils seront toujours objet de poursuite et deviendront leur cible parce que nos vies en dépendent.

Norbert Mwindulwa

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