L’UNION SACRÉE DE FATSHI À L’ÉPREUVE DU PARTAGE DES POSTES !

Il se passe des choses bizarres à l’Union sacrée de Félix Tshisekedi Tshilombo, Président de la République. Ce qui n’est encore qu’une idée vague dont lui-même le géniteur politique ne parvient pas à bien appréhender ni la doctrine ni les objectifs rencontre déjà des difficultés de parcours. Il ne pouvait en être autrement. Il ne pouvait en être autrement pour qui sait que parmi les adhérents, les pro- Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba ont une lecture diamétralement opposée à celle des transfuges du FCC du Raïs Joseph Kabila. La définition que ces derniers font de l’Union sacrée de la nation énerve les premiers qui refusent catégoriquement d’avaliser que l’Union sacrée, c’est le FCC-CACH ouvert aux autres forces politiques représentatives dans l’Hémicycle.

Là où Katumbistes et Bembistes sont, eux, pour une « Union sacrée » en rupture radicale avec le FCC. Ce qui n’est pas du tout le cas. D’autant plus qu’à ce jour, on ne peut se voiler la face, ce sont justement les transfuges-FCC qui sont la composante majoritaire à l’Union sacrée de la nation. Indiscutablement. Or, ici c’est le poids politique qui délivre le précieux sésame aux fonctions d’Etat. Il ne pouvait en être autrement.

Là réside la première difficulté à l’Union sacrée de la nation qui est la plus grande sur ce que les uns et les autres des adhérents entendent bien par cette fameuse « Union sacrée » de Félix Tshisekedi Tshilombo. Vu sous cet angle, la place de ceux comme Moïse Katumbi Chapwe d’«Ensemble» avec ses 70 élus nationaux qui ne veulent pas du tout assister de manière inconsciente à une recomposition de la kabilie n’est pas ici et ils sont en train de le comprendre amèrement à ce jour. L’autre difficulté très majeure qui met l’Union sacrée de la nation dans une impasse, c’est le partage des postes de responsabilité.

En lançant son idée dans l’urgence, Félix Tshisekedi n’y avait pas pensé croyant à tort que tous les adhérents le laisseraient agir à sa guise, c’est-à-dire en usant de ses pouvoirs discrétionnaires. Mais mal lui en prit. Ceux qui adhérent, chacun a sa petite idée sur ce qu’il exigera en retour. C’est le partage du gâteau, exactement comme dans un restaurant. A ce sujet par exemple, Moïse Katumbi Chapwe attendait le perchoir de l’Assemblée nationale.

Tandis que l’initiateur de l’Union sacrée a ses profils-préférentiels gardés secrètement dans sa tête. Il sait qui il délibèrera pour chaque poste-clés du pouvoir d‘Etat. Ce partage de 2021 aura sans nul doute un rapport avec la présidentielle de 2023. C’est ce qui semble être les vraies motivations de la création de l’Union sacrée de la nation. On a entendu des adhérents venus du FCC crier à tue-tête chaque jour que Félix Tshisekedi est le candidat unique de la présidentielle de 2023.

Le Président lui-même n’a jamais dit le contraire. Ce qui a comme conséquence immédiate qu’il fera tout pour se débarrasser d’autres présidentiables comme les Katumbi Chapwe ou encore Jean-Pierre Bemba Gombo qui pourraient lui faire de l’ombre comme candidat en 2023. Alors que ces derniers n’ont certainement pas fait cette analyse en prenant en compte 2023.

Sur cette base, on voit bien que Félix Tshisekedi détient son critérium du partage de responsabilités à l’Union sacrée qu’il ne partage pas avec les autres adhérents. Mais il sera en porte-à-faux avec les adhérents qui ne sont pas de l’UDPS. Car eux seront enclins à brandir le principe du poids politique pour la répartition des postes. La même difficulté qu’il a eue avec Katumbi et Bemba, risque d’être rééditée par ceux des sociétaires qui ont leur petite idée bien fixe en tête sur le partage. C’est ce qu’on va vivre dans les tout prochains jours lors de l’élection des membres du Bureau de l’Assemblée nationale où il y aura inévitablement de croc-en-jambe. Ensuite, la nomination du Premier ministre et surtout des membres du gouvernement qui vont sans doute provoquer une sorte de tsunami à l’Union sacrée pour la nation de Félix Tshisekedi Tshilombo, Président de la République

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